Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant, mais pas pour tout le monde
Design et ergonomie : pensée pour bosser, pas pour décorer le salon
Gestion des résines épaisses : un vrai plus si tu sors du loisir pur
Solidité et long terme : ça inspire confiance, mais quelques inconnues
Qualité d’impression et fiabilité : ça sort propre, mais pas magique
Ce que propose vraiment la Photon P1 sur le papier
Plateforme bi-couleur/bi-matériau : gadget ou vrai gain de temps ?
Points Forts
- Très bonne qualité d’impression grâce à l’écran 14K et à la mécanique stable
- Grand volume (6,5 L) pratique pour séries de figurines ou gros prototypes
- Gestion des résines épaisses (jusqu’à 8000 cps) avec cuve chauffée, utile pour bijoux et résines techniques
Points Faibles
- Fonctions AI et options avancées encore un peu gadget et pas toujours claires
- Prix et encombrement peu adaptés à un usage occasionnel ou à un simple débutant
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | ANYCUBIC |
Une résine 14K qui veut simplifier la vie
J’ai utilisé l’Anycubic Photon P1 pendant un peu plus de deux semaines, surtout pour du modélisme (figurines 28-32 mm) et quelques tests de bijoux pour un pote qui fait des bagues. Je venais d’une petite imprimante résine 4K plus basique, donc j’étais curieux de voir si tout le discours autour de la 14K, du gros volume et de la plateforme bi-matériau valait vraiment le coup. Concrètement, je cherchais surtout un truc plus fiable, moins prise de tête sur les réglages, et capable de gérer des résines un peu plus épaisses sans foirer une impression sur deux.
Globalement, la première impression, c’est que la machine fait sérieuse et qu’Anycubic a vraiment mis l’accent sur le côté « tu branches, tu lances, et ça imprime ». Le nivellement d’usine, l’auto-check avant impression, la gestion de la cuve 1000 ml, tout ça va clairement dans le sens du confort. On sent que c’est pensé pour des gens qui n’ont pas envie de passer 3 soirées à bidouiller juste pour sortir un cube de test.
Par contre, faut pas rêver non plus : ça reste une imprimante résine, donc ça colle, ça sent un peu, il faut nettoyer, gérer l’IPA, les gants, les supports, etc. Si tu t’attends à un appareil « plug and play » façon imprimante papier, tu vas tomber de haut. Ça simplifie certains trucs, mais ça n’enlève pas la partie sale du boulot. Le côté AI, détection de chute de modèle, niveau de résine, tout ça, c’est sympa sur le papier, mais dans la pratique ça reste des petits plus, pas un changement de vie.
Pour résumer l’intro : la Photon P1, c’est une grosse machine résine orientée précision et volume, avec quelques gadgets modernes (AI, bi-matériau, gestion de résines épaisses). Ce n’est pas magique, mais on sent qu’il y a une vraie volonté de rendre l’expérience moins pénible, surtout si tu enchaînes les impressions. Après deux semaines, j’ai eu des bons résultats, mais aussi quelques agacements dont je vais parler dans le détail.
Rapport qualité-prix : intéressant, mais pas pour tout le monde
Sur le rapport qualité-prix, il faut être clair : la Photon P1 n’est pas dans la même catégorie que les petites imprimantes résine d’entrée de gamme qu’on trouve souvent en promo. C’est plus cher, plus lourd, plus orienté « gros volume et usage sérieux ». Si tu veux juste découvrir la résine avec quelques figurines par mois, honnêtement, tu peux trouver moins cher et tu ne verras pas tout de suite l’intérêt du 14K, de la cuve chauffée et du support des résines épaisses.
Là où le prix commence à se justifier, c’est si tu imprimes souvent et que tu exploites vraiment le volume de 6,5 L et la précision. Par exemple, pour du modélisme en petite série, de la bijouterie, ou du prototypage pour un petit atelier, ça devient cohérent. Tu gagnes en fiabilité, tu rates moins d’impressions, et la qualité de surface limite parfois le post-traitement. Sur deux semaines, j’ai clairement passé moins de temps à gérer des échecs qu’avec ma vieille machine, et ça, ça compte dans le calcul global.
Par contre, il faut aussi prendre en compte les coûts cachés : plus de résine immobilisée dans la cuve, plus de consommation potentielle si tu remplis le plateau, besoin d’un bon espace de travail, éventuellement d’un wash & cure adapté au volume. Donc le budget global du setup monte vite. Ce n’est pas juste « j’achète l’imprimante et c’est fini ». Si tu es déjà équipé, ça va. Si tu débutes, réfléchis bien à ce que tu veux en faire.
En résumé, je dirais que le rapport qualité-prix est bon pour quelqu’un qui sait déjà qu’il va imprimer souvent et qui veut un niveau de détail propre avec un minimum de prise de tête. Pour un débutant curieux ou un usage très occasionnel, c’est un peu trop, et tu risques de payer des fonctions que tu n’utiliseras quasiment jamais. C’est une machine qui a du sens quand elle tourne régulièrement, pas un gadget qu’on sort tous les trois mois.
Design et ergonomie : pensée pour bosser, pas pour décorer le salon
Niveau design, la Photon P1 reste dans le style Anycubic : boîtier noir assez massif, capot, look sérieux, pas trop de fioritures. Ça prend de la place : environ 23 x 12,6 x 23 cm annoncés, mais en vrai, avec l’espace nécessaire autour pour manipuler le plateau, ouvrir le capot et passer les mains, il faut prévoir un coin dédié sur un établi ou un bureau qui ne craint pas les éclaboussures. Elle pèse autour de 20 kg, donc une fois posée, tu n’as pas envie de la déplacer tous les deux jours.
Ce que j’ai bien aimé, c’est l’accès au bac de résine et au plateau. Le capot se manipule facilement, le plateau se dévisse sans galérer, et la cuve de 1000 ml est assez large pour verser la résine sans en foutre partout, à condition de ne pas faire le bourrin. Le fait que la machine gère la température de la résine dans la cuve se voit dans la conception : il y a un côté un peu plus « industriel » que sur les petites machines en plastique. Ça donne une impression de solidité correcte, même si ça reste du matos de bureau, pas une machine-outil.
L’écran de contrôle est clair, les menus sont assez logiques, même si ce n’est pas le truc le plus moderne visuellement. On navigue facilement entre les options de base (choix du fichier, prévisualisation, réglages simples). Dès que tu touches aux options avancées (AI, ajustement dynamique 3.0, etc.), ça devient un peu plus fouillis si tu n’as pas lu la doc. Rien d’insurmontable, mais on n’est pas sur une interface ultra intuitive à la première utilisation.
Un détail qui compte : la gestion du bruit. Ça ne hurle pas, mais ce n’est pas silencieux non plus. Entre les ventilateurs et les mouvements de l’axe Z, tu l’entends clairement si elle est dans la même pièce que toi. Pour un atelier, ça va. Pour un salon ou une chambre, je trouve ça moyen. En résumé, le design est fonctionnel, pas spécialement beau, mais plutôt bien pensé pour quelqu’un qui imprime souvent et qui accepte de lui faire une vraie place. Ça fait le job en termes d’ergonomie, avec quelques petites lourdeurs logicielles.
Gestion des résines épaisses : un vrai plus si tu sors du loisir pur
Le gros argument de cette machine, c’est la compatibilité avec des résines jusqu’à 8000 cps. Pour simplifier, ce sont des résines plus denses, souvent plus techniques. J’ai testé avec une résine standard Anycubic et une résine plus visqueuse fournie par un pote qui fait du prototypage de bijoux. Sur la résine standard, honnêtement, la Photon P1 se comporte comme une bonne imprimante résine classique : pas de souci particulier, les profils intégrés font le boulot et tu obtiens vite un résultat correct.
C’est avec la résine plus épaisse que la différence se sent. Sur mon ancienne machine, je devais monter les temps d’exposition, prier pour que la température de la pièce ne descende pas trop, et j’avais des échecs aléatoires. Là, avec la cuve chauffée jusqu’à 40°C, la résine reste plus fluide, et les couches accrochent de façon plus régulière. Ça ne veut pas dire zéro problème, mais j’ai pu imprimer des pièces assez fines (genre des anneaux avec gravures internes) sans que tout parte à la poubelle. Donc pour quelqu’un qui veut tester ou utiliser des résines plus sérieuses, c’est clairement un point fort.
Après, il faut être honnête : gérer des résines plus techniques, ça veut aussi dire plus de contraintes. Elles sentent souvent plus fort, sont plus galère à nettoyer, et coûtent plus cher. L’imprimante ne va pas régler tout ça par magie. Elle simplifie juste la partie « comportement de la résine dans la cuve ». Et il faut aussi accepter que la cuve de 1000 ml, c’est bien, mais ça fait beaucoup de résine à immobiliser à chaque fois. Si tu changes souvent de type de résine, tu vas vite en perdre un peu à chaque vidange.
En résumé, sur la partie matériaux, la Photon P1 est intéressante si tu as un vrai projet derrière : bijoux, petites séries de pièces techniques, prototypage un peu sérieux. Si tu restes sur de la résine pas chère pour faire quelques figurines de temps en temps, tu ne profites pas vraiment de tout ce qu’elle peut faire, et tu payes un peu pour rien. Mais au moins, tu sais que tu as de la marge si un jour tu veux monter en gamme côté résines.
Solidité et long terme : ça inspire confiance, mais quelques inconnues
En deux semaines, évidemment, je ne peux pas juger la durabilité sur plusieurs années, mais il y a quand même des choses qui se voient assez vite. Le châssis en métal, la vis à billes, le rail linéaire, tout ça donne une impression de machine plus « sérieuse » que les petits modèles en grande partie plastiques. Les mouvements de l’axe Z restent propres, pas de jeu visible ou de bruit suspect après enchaînement d’impressions. On sent que la structure est faite pour encaisser des sessions régulières.
Le point qui m’inquiète un peu plus, c’est tout ce qui touche à l’électronique et aux fonctions avancées : capteurs AI, gestion de température de la cuve, réseau, etc. Plus il y a de trucs, plus il y a de risques qu’un élément lâche à moyen terme. Et comme la fiche Amazon ne donne pas d’infos claires sur la dispo des pièces détachées, difficile de savoir si, dans deux ans, tu pourras facilement remplacer un écran ou une cuve chauffée sans galérer. C’est un point à garder en tête si tu comptes l’utiliser de façon intensive.
L’écran 14K, lui, c’est le composant clé. Comme toutes les imprimantes résine, il finira par s’user. Pour l’instant, rien à signaler, la lumière est homogène, pas de pixels morts. Mais vu la résolution, je suppose que le remplacement ne sera pas donné. À voir sur la durée si Anycubic suit bien ce modèle avec des pièces officielles. Même chose pour le FEP : ça reste une pièce d’usure, et avec la force de décollement réduite, il devrait durer un peu plus longtemps, mais ce n’est pas miraculeux non plus.
En gros, la machine en elle-même fait robuste et bien construite pour un usage régulier. On n’est pas sur un jouet. Mais il reste quelques inconnues sur le suivi et les pièces dans le temps. Si tu as l’habitude de bricoler ton matos, ce sera moins un problème. Si tu veux un truc que tu ne touches jamais, il faudra croiser les doigts pour que tout tienne bien sur la durée.
Qualité d’impression et fiabilité : ça sort propre, mais pas magique
Côté performance pure, la promesse principale, c’est l’écran 14K et la précision de 16,8 x 24,8 μm. En pratique, sur des figurines et des petits détails de bijoux, oui, on voit la différence par rapport à ma vieille 4K. Les micro-détails sur les visages, les textures de cuir, les gravures fines sur des anneaux ressortent très bien. Les couches sont beaucoup moins visibles, surtout si tu imprimes à 0,03 mm ou moins. Donc sur la partie « rendu », rien à dire, c’est propre et ça fait sérieux.
Là où c’est intéressant, c’est la combinaison de cette précision avec la stabilité mécanique. La vis à billes et le rail linéaire donnent des mouvements assez fluides, et je n’ai pas vu de banding ou de décalages bizarres sur Z, même sur des impressions assez hautes (200 mm). La technologie de décollement à points convexes censée réduire la force de décollement de 60 %, tu ne la vois pas directement, mais je peux dire que j’ai eu moins de supports arrachés et de pièces restées collées au FEP qu’avec ma précédente machine.
En termes de taux de réussite, sur une quinzaine d’impressions, j’ai eu 2 échecs : une fois parce que j’avais sous-estimé le temps d’exposition avec une résine épaisse, une autre fois parce qu’un support mal placé a lâché. Donc rien de dramatique, et plutôt correct pour une prise en main. Le fait que les paramètres matériels soient déjà intégrés pour certaines résines aide pas mal : tu passes moins de temps à tâtonner. Par contre, dès que tu sors des résines « classiques » ou que tu veux optimiser à fond, tu retombes dans les réglages manuels comme d’habitude.
Niveau vitesse, ce n’est pas une fusée, mais c’est raisonnable. L’ajustement dynamique 3.0 permet de gagner un peu de temps sans trop sacrifier la qualité, mais tu ne doubles pas ta vitesse non plus. Pour moi, c’est surtout une machine qui mise sur la régularité et la précision plutôt que sur le sprint. Si tu lances des grosses séries de petites pièces, le grand plateau compense largement : tu passes plus de temps au nettoyage qu’à attendre la fin du print. Donc sur la performance globale, j’ai bien aimé : rien de révolutionnaire, mais solide et fiable une fois que tu as trouvé tes réglages.
Ce que propose vraiment la Photon P1 sur le papier
Sur le papier, la Photon P1, c’est une imprimante résine 14K avec un volume de 223 x 126 x 230 mm, soit environ 6,5 L. Pour donner une idée, tu peux imprimer facilement une grosse figurine type buste, ou une armée complète de petits bonhommes en une fournée. Comparé à mon ancienne 4K, le plateau est clairement plus large, et ça change la façon de planifier les impressions : tu remplis le plateau au lieu de faire 3 sessions séparées. Ça, pour le coup, c’est un vrai gain de temps.
Le point mis en avant par Anycubic, c’est la compatibilité avec des résines jusqu’à 8000 cps. En gros, ça veut dire qu’elle peut gérer des résines plus visqueuses, plus « épaisses », souvent utilisées pour des usages un peu plus pros (bijouterie, pièces techniques). La cuve de 1000 ml est chauffée (jusqu’à 40°C max) pour que la résine reste fluide. Concrètement, ce que j’ai vu, c’est que même avec une résine un peu collante, j’ai eu moins d’échecs qu’avec mon ancienne machine qui peinait dès que la température de la pièce descendait.
Il y a aussi tout le côté « impression sans tracas » : nivellement d’usine, auto-vérification, affichage de la force aux quatre coins du plateau, détection AI (plateforme, chute de modèle, niveau de résine, déchets dans la cuve). La plupart de ces options sont désactivées par défaut, et franchement, ça se sent que c’est encore un peu en mode gadget. J’en ai activé quelques-unes par curiosité : la détection de niveau de résine est pratique, le reste m’a surtout affiché des alertes un peu floues sans m’apporter grand-chose.
En termes de connectivité, tu as LAN, USB et Wi-Fi, ce qui est pratique si tu bosses depuis un PC à l’autre bout de la pièce. J’ai testé l’envoi par réseau local, ça marche, mais il y a parfois un petit délai ou un plantage d’interface qui oblige à relancer le logiciel. Rien de dramatique, mais pas non plus ultra fluide. En résumé, la fiche technique est bien remplie, surtout pour quelqu’un qui veut monter en gamme depuis une petite résine d’entrée de gamme. Maintenant, tout n’est pas exploité au maximum côté logiciel, et il faut un peu de temps pour trouver ses marques.
Plateforme bi-couleur/bi-matériau : gadget ou vrai gain de temps ?
La fameuse plateforme bi-couleur/bi-matériau, c’est un peu le truc marketing mis en avant. En gros, tu peux travailler avec deux résines différentes (ou deux couleurs) sans devoir tout démonter et changer de setup à chaque fois. Dans la pratique, ce n’est pas non plus un système multi-matériaux façon FDM avec deux extrudeurs, mais plutôt une plateforme pensée pour faciliter le changement de résine et certains montages un peu spécifiques.
Dans mon usage, ça m’a surtout servi pour alterner entre une résine grise standard pour les figurines et une résine plus dure pour des pièces de test. Le côté « bi-matériau » se traduit par une accroche correcte et une surface de plateau qui se nettoie assez bien. Je n’ai pas eu de gros problèmes de warping ou de pièces qui se décollent du plateau, même avec des impressions assez grandes. Pour le coup, c’est un bon point : tu passes moins de temps à re-niveler et à prier pour que le premier layer tienne.
Par contre, si tu t’attends à faire en une seule impression une pièce moitié dans une résine, moitié dans une autre, calme tes attentes. On n’est pas là-dessus. C’est plus une question de flexibilité de workflow que de vraie impression multi-matériau en temps réel. Ça reste utile si tu enchaînes des projets différents dans la même journée, parce que tu perds moins de temps sur les changements et les réglages de base.
En termes d’efficacité globale, je dirais que la combinaison grand volume + bonne accroche plateau + gestion de la résine fait gagner du temps si tu fais beaucoup de pièces. Tu peux lancer une grosse fournée, laisser tourner, et tu as moins de mauvaises surprises à la fin. Ce n’est pas parfait, ça reste une imprimante résine avec son lot de contraintes, mais pour un usage régulier, la plateforme et le système global sont franchement pas mal pensés. Pour un usage très occasionnel, par contre, c’est peut-être un peu overkill.
Points Forts
- Très bonne qualité d’impression grâce à l’écran 14K et à la mécanique stable
- Grand volume (6,5 L) pratique pour séries de figurines ou gros prototypes
- Gestion des résines épaisses (jusqu’à 8000 cps) avec cuve chauffée, utile pour bijoux et résines techniques
Points Faibles
- Fonctions AI et options avancées encore un peu gadget et pas toujours claires
- Prix et encombrement peu adaptés à un usage occasionnel ou à un simple débutant
Conclusion
Note de la rédaction
Après deux bonnes semaines à faire tourner l’Anycubic Photon P1, mon avis est assez clair : c’est une imprimante résine orientée « gros volume + précision + résines un peu sérieuses ». Elle s’adresse surtout à ceux qui impriment souvent et qui ont un vrai projet derrière, que ce soit du modélisme en série, de la bijouterie ou du prototypage. La qualité d’impression est très bonne, le grand plateau change la vie quand tu veux produire en quantité, et la compatibilité avec des résines jusqu’à 8000 cps, combinée à la cuve chauffée, apporte un vrai confort si tu sors des résines basiques.
Par contre, ce n’est pas une machine pour tout le monde. Si tu débutes ou que tu imprimes trois figurines tous les deux mois, tu vas surtout payer pour des options que tu n’utiliseras pas à fond. L’AI et les fonctions avancées sont plus des bonus que des choses indispensables, et l’écosystème (pièces détachées, suivi long terme) n’est pas encore totalement clair. En plus, il faut accepter la place, le poids, le bruit correct mais présent, et le côté « atelier » obligatoire.
Je la conseillerais à quelqu’un qui a déjà mis les mains dans la résine, qui veut monter en gamme et réduire son taux d’échec tout en gagnant en détail. Pour un usage pro ou semi-pro, ça peut faire sens. Pour un curieux qui veut juste tester la résine, il y a plus simple et moins cher. Globalement, c’est une bonne machine, efficace, avec de vrais atouts, mais elle prend tout son intérêt seulement si tu la fais vraiment travailler.