Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant, mais avec des compromis clairs
Design et ergonomie : du costaud, mais pas parfait
Gestion des matériaux : bon potentiel, mais dépendant de la machine et du caisson
Fiabilité et durée de vie : bonne base, mais SAV perfectible
Vitesse et qualité d’impression : ça envoie, avec quelques nuances
Ce que propose vraiment la Centauri Carbon 2 Combo
Multicolore et système CANVAS : fun, mais pas économique
Points Forts
- Très bonne qualité d’impression dès la sortie de boîte, avec peu de réglages nécessaires
- Châssis fermé et CoreXY rigide, idéal pour l’ABS/ASA et les impressions rapides
- Système de calibration automatique et interface claire, prise en main assez simple
Points Faibles
- Disponibilité des pièces détachées (hotend notamment) encore compliquée, ce qui peut bloquer la machine
- Impression multicolore très gourmande en filament et logiciel encore perfectible
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | ELEGOO |
Une CoreXY fermée et multicolore qui veut jouer dans la cour des grands
J’ai utilisé l’ELEGOO Centauri Carbon 2 Combo pendant quelques semaines à la maison, avec un usage assez classique : pièces fonctionnelles, boîtiers, figurines et quelques tests multicolores pour voir ce que ça vaut face à ce que je connais déjà (Bambu A1 et une vieille Ender pimpée). Sur le papier, la fiche donne envie : CoreXY rapide, caisson fermé, multi-couleur, calibration auto, volume de 256³, buse à 350°C… bref, le genre de machine qui promet surtout de simplifier la vie plutôt que de passer son temps à bricoler.
Concrètement, je l’ai traitée comme une imprimante de tous les jours : je lui ai envoyé des prints longs (8–12h) en PLA et ABS, des petites pièces détaillées, et quelques impressions décoratives à 3–4 couleurs. Pas de réglages ultra pointus au début, j’ai surtout utilisé les profils de base du slicer Elegoo pour voir ce que donne l’expérience "sortie de carton". Je voulais voir si quelqu’un qui n’a pas envie de passer sa vie sur Reddit et YouTube peut s’en sortir facilement.
Globalement, l’expérience n’est pas parfaite, mais ce n’est pas non plus un cauchemar. On sent que la machine est pensée pour être "prête à l’emploi" avec beaucoup d’automatismes : auto-nivellement, calibration, monitoring, tout ça est plutôt bien guidé. Par contre, il y a quelques points qui coincent : le logiciel Elegoo manque encore un peu de maturité, la gestion réseau est parfois agaçante, et la dispo des pièces de rechange n’est pas au niveau d’une marque comme Bambu ou Prusa.
Si tu cherches une première imprimante, fermée, rapide, avec option multicolore, la Centauri Carbon 2 a des arguments. Mais il faut être conscient que tu n’achètes pas un écosystème aussi rodé que chez les leaders du moment. C’est une bonne base, avec un vrai potentiel, mais il y a encore des angles à arrondir, surtout côté SAV et pièces détachées.
Rapport qualité-prix : intéressant, mais avec des compromis clairs
Si on regarde uniquement ce que la Centauri Carbon 2 Combo propose pour son prix, on peut dire que le rapport qualité-prix est plutôt bon. Tu as une CoreXY rapide, un caisson fermé, une buse haute température, un système multicolore, une calibration auto, et une interface assez moderne. Pour quelqu’un qui vient d’une petite imprimante ouverte basique, c’est clairement un gros saut en confort et en performances, sans partir sur les tarifs parfois plus élevés de certaines marques concurrentes.
Les utilisateurs qui lui mettent 5/5 insistent sur ça : bonne qualité d’impression, simple à mettre en route, packaging propre, première impression réussie sans trop de réglages. Pour quelqu’un qui veut une machine "clé en main" sans se transformer en technicien 3D, c’est un vrai argument. Tu n’as pas besoin d’y passer tes week-ends, tu peux imprimer rapidement des pièces propres avec un effort raisonnable.
Par contre, ce bon rapport qualité-prix a un revers : SAV et pièces détachées pas encore au top, slicer qui doit encore progresser, réseau parfois instable, multicolore sympa mais pas très économique. Si tu compares à une Bambu avec son écosystème plus mature, tu comprends où tu économises et où tu perds un peu en confort. Ce n’est pas catastrophique, mais il faut le savoir avant de sortir la carte bleue.
Pour moi, la Centauri Carbon 2 Combo s’adresse surtout à ceux qui veulent une machine rapide et fermée, avec option multicolore, mais qui sont prêts à accepter quelques petits compromis pour payer un peu moins cher qu’un modèle équivalent chez un concurrent plus établi. Si tu es du genre à paniquer au moindre souci technique ou que tu veux un SAV ultra réactif avec des pièces partout, il vaut mieux viser une marque avec un écosystème plus rodé, même si ça coûte un peu plus.
Design et ergonomie : du costaud, mais pas parfait
Visuellement, la Centauri Carbon 2 fait assez "machine sérieuse" : gros châssis en métal, caisson fermé, lignes plutôt sobres. On n’est pas sur un truc cheap en plastique. 19 kg sur la balance, 48 × 50 × 74,3 cm, donc il faut lui prévoir une vraie place, ce n’est pas la petite imprimante que tu poses au bord d’un bureau branlant. Le côté positif, c’est que ça respire la solidité, et ça se ressent en impression : moins de vibrations parasites, surtout avec le système CoreXY qui aime bien les structures rigides.
L’accès au plateau et à la tête est correct : la porte avant permet d’atteindre facilement la zone d’impression, ce qui est pratique pour retirer les pièces ou vérifier les premières couches. Par contre, comme souvent avec les caissons fermés, si tu dois bricoler un peu plus (changer un hotend, vérifier du câblage), tu sens vite que ce n’est pas pensé pour ceux qui démontent tout tous les week-ends. Ce n’est pas infaisable, mais ce n’est pas non plus la machine la plus agréable à entretenir si tu aimes tout modifier.
Le module CANVAS pour gérer les 4 filaments est plutôt bien intégré. Les entrées de filaments sont accessibles, la détection de nœuds et la gestion automatique du chargement sont des bonnes idées sur le papier. En pratique, ça fonctionne, mais il faut accepter qu’en multicolore, ça multiplie les opérations mécaniques (purges, changements de flux, etc.), donc forcément plus de risques de petits ratés. L’interface écran tactile est claire, les menus sont logiques, on ne passe pas trois heures à chercher une option.
Un point à noter : le bruit. Comme l’a mentionné un autre utilisateur, la machine n’est pas silencieuse, surtout à haute vitesse. Le caisson aide un peu, mais si tu la fais tourner dans une pièce où tu dors, tu vas vite la détester. Pour un bureau ou un atelier, ça passe, mais ce n’est clairement pas la plus discrète des imprimantes. Globalement, le design est plus orienté performance et rigidité que confort auditif ou accès facile à tous les composants internes.
Gestion des matériaux : bon potentiel, mais dépendant de la machine et du caisson
Un des gros arguments de cette Centauri Carbon 2, c’est la polyvalence des matériaux. Elle est annoncée compatible avec PLA, ABS, ASA, PETG, TPU et d’autres filaments plus techniques, grâce à une buse qui monte à 350°C et un environnement fermé. Dans les faits, ça se confirme assez bien : le caisson fermé apporte une vraie stabilité thermique, ce qui aide beaucoup pour l’ABS et l’ASA. Comparé à une imprimante ouverte comme la Bambu A1, tu sens la différence sur le warping : les pièces tiennent mieux, moins de coins qui se décollent, surtout pour les objets un peu volumineux.
En PLA et PETG, rien de spécial à signaler : ça s’imprime sans prise de tête, les profils de base sont déjà corrects. Pour l’ABS, c’est plus exigeant, mais la machine s’en sort bien une fois que tu as trouvé les bons réglages de température et de ventilation. Le fait d’avoir un châssis fermé évite aussi les courants d’air idiots qui flinguent une impression en plein milieu. C’était justement un des critères pour certains acheteurs qui venaient d’une machine ouverte, et là-dessus la Centauri remplit bien son rôle.
Pour le TPU et les matériaux flexibles, ça peut marcher, mais comme toujours, ça dépend du chemin du filament et de la qualité de l’extrusion. Ce n’est pas la configuration la plus simple pour du flexible très mou, donc si tu comptes faire principalement du TPU, ce n’est peut-être pas la machine idéale. Mais pour un usage occasionnel, c’est jouable, à condition de prendre un peu de temps pour régler les vitesses et les rétractions.
Le vrai frein côté matériaux ne vient pas tant de la machine que de la disponibilité des pièces critiques. Quand tu commences à imprimer des matières plus chaudes et plus abrasives, tu sollicites plus le hotend et la buse. Si derrière, il est compliqué de trouver un hotend complet compatible et fiable, tu réfléchis à deux fois avant de pousser la machine dans ses retranchements. Donc oui, la Centauri Carbon 2 est capable d’imprimer pas mal de choses, mais il faut garder en tête qu’en cas de pépin, tu peux rester bloqué un moment en attendant une pièce.
Fiabilité et durée de vie : bonne base, mais SAV perfectible
Sur la construction pure, la Centauri Carbon 2 donne l’impression d’être solide : châssis en métal, axes bien guidés, caisson rigide. Sur les premières semaines, je n’ai pas eu de jeu qui apparaît ou de pièces qui se desserrent toutes seules. Les retours des autres acheteurs vont aussi dans ce sens : la machine arrive bien emballée, protégée, le montage est simple et rien ne fait "bricolage" au premier abord. Donc mécaniquement, la base est saine.
Là où ça se complique, c’est sur la fiabilité des composants sensibles et surtout sur la disponibilité des pièces détachées. Un utilisateur a eu un hotend bouché au-dessus de la buse après trois semaines, ce qui arrive, ce n’est pas choquant en soi. Le souci, c’est qu’il a galéré à trouver un hotend de rechange en 0,4 mm directement chez Elegoo, et que ceux qu’il a achetés d’une autre marque avaient des problèmes de thermistance. Résultat : machine inutilisable en attendant la bonne pièce. Et ça, pour une imprimante dans cette gamme de prix, c’est franchement gênant.
Autre point à surveiller : la stabilité logicielle et réseau. Certains rapportent des pertes de connexion Wi-Fi assez fréquentes. Ce n’est pas de la casse matérielle, mais sur le long terme, ça joue sur le confort d’utilisation. Quand tu relies tes impressions à un flux de travail un peu sérieux, tu as besoin d’un truc fiable. Là, on sent que le firmware et l’écosystème logiciel doivent encore mûrir un peu. Rien d’ingérable, mais on n’est pas encore sur une impression de produit complètement stabilisé.
Pour le SAV, c’est mitigé : Elegoo annonce un support technique à vie, ce qui est bien sur le papier, mais si derrière les pièces ne sont pas disponibles facilement, ça limite l’intérêt. On n’a pas encore assez de recul sur plusieurs années, mais les premiers retours montrent que l’éco-système de pièces et d’accessoires n’est pas encore aussi fourni que chez des marques plus anciennes. Donc oui, la machine peut durer, mais il faut accepter le risque de temps mort si une pièce critique lâche et que tu dois attendre ou bricoler une solution.
Vitesse et qualité d’impression : ça envoie, avec quelques nuances
Niveau performance pure, la Centauri Carbon 2 tient plutôt bien ses promesses. En sortie de carton, sans trop toucher aux profils, j’ai obtenu des pièces en PLA avec des surfaces propres, des couches régulières et peu de défauts visibles. Pour des boîtiers, des pièces fonctionnelles ou des figurines basiques, ça fait clairement le job. Les retours des autres utilisateurs vont dans le même sens : premières impressions faciles à lancer, résultat propre, pas besoin d’être un expert en calibration pour sortir quelque chose de correct.
Sur la vitesse, oui, on peut monter très haut en théorie (jusqu’à 500 mm/s), mais comme toujours, si tu veux garder une bonne qualité, tu ne vas pas imprimer tout à fond. En restant sur des vitesses élevées mais raisonnables (genre 200–250 mm/s), la machine reste stable, grâce au CoreXY et au châssis rigide. La compensation active des vibrations fait aussi son boulot, surtout sur les pièces avec des détails fins. Il y a un vrai gain par rapport à une imprimante cartésienne classique ou une vieille Ender bricolée.
Là où ça se complique un peu, c’est sur la fiabilité à long terme. Certains utilisateurs ont eu des soucis de hotend bouché au bout de quelques semaines, et le gros problème derrière, c’est la disponibilité des pièces de rechange. Quand tu commences à chercher un hotend 0,4 mm compatible et que tu te rends compte qu’Elegoo ne suit pas encore bien sur le stock, ça devient frustrant. Un utilisateur se retrouve avec la machine à l’arrêt juste pour ça. Tant que tout va bien, la performance est bonne, mais dès que tu as une panne un peu sérieuse, tu sens que l’écosystème n’est pas encore au niveau.
Pour le multicolore, le rendu est globalement bon, mais il faut être conscient que ça gaspille beaucoup de filament à cause des purges. Un utilisateur le dit clairement : ça marche bien, mais mieux vaut réserver les 4 entrées à des filaments différents et n’en utiliser qu’un par print pour limiter le gâchis. Si tu fais beaucoup de prints décoratifs avec plusieurs couleurs, prévois un budget filament plus large et accepte l’idée de remplir un seau de déchets de purge assez vite. En résumé : performance solide, mais avec quelques compromis et un vrai point noir sur la gestion des pièces de rechange.
Ce que propose vraiment la Centauri Carbon 2 Combo
Sur le papier, la Centauri Carbon 2 Combo, c’est une imprimante 3D FDM CoreXY fermée, avec un volume d’impression de 256 × 256 × 256 mm, une tête pouvant monter à 350°C et un système multi-matériaux / multicolore appelé CANVAS. La promesse, c’est d’imprimer jusqu’à quatre filaments différents, soit pour faire de la couleur, soit pour mélanger des matériaux (PLA, ABS, ASA, PETG, TPU, etc.). Elle annonce aussi une vitesse max de 500 mm/s avec une accélération de 20 000 mm/s², donc clairement, elle vise la catégorie des machines rapides type Bambu.
Dans la boîte, on retrouve la machine déjà bien assemblée, le module CANVAS pour gérer les 4 filaments, un peu d’outillage, quelques accessoires de base et la doc. L’installation est relativement simple : il y a quelques éléments à visser, enlever les mousses de transport, et ensuite l’interface guide le premier démarrage, avec nivellement automatique et calibrations. On n’est pas au niveau d’un kit à monter soi-même, c’est plutôt du semi-prêt à l’emploi. En une petite heure en prenant son temps, on est prêt à lancer un premier print.
Niveau connectivité, on a USB et Wi-Fi. En théorie, tu peux envoyer tes fichiers depuis un PC ou un smartphone, mais certains utilisateurs, et moi inclus, ont eu quelques pertes de connexion réseau de temps en temps, ce qui est un peu pénible quand tu veux tout piloter à distance. Rien de dramatique, mais ce n’est pas aussi stable que ce que j’ai sur ma Bambu. Le slicer fourni par Elegoo fait le job mais n’est pas encore aussi abouti que les gros du marché : l’interface est correcte, il y a les fonctions essentielles, mais on sent que ça peut encore progresser, surtout pour la gestion avancée du multicolore.
En résumé, sur le plan "fonctionnalités pures", la Centauri Carbon 2 Combo coche beaucoup de cases : CoreXY rapide, caisson fermé, multi-matériaux, calibration auto. Là où ça se joue, c’est sur l’exécution : la machine imprime bien, mais encore une fois, le combo logiciel/éco-système/SAV n’est pas aussi solide que certains concurrents plus chers. Si tu es prêt à accepter ça pour économiser un peu, ça peut valoir le coup, mais il faut le savoir avant.
Multicolore et système CANVAS : fun, mais pas économique
Le gros truc mis en avant sur cette version Combo, c’est l’impression 4 couleurs avec le système CANVAS. Sur le principe, c’est sympa : tu as quatre entrées de filament, la machine gère les changements de couleur, la détection de fin de filament, les nœuds, et tu peux sortir des objets bicolores, tricolores, etc. Pour les figurines, les logos, les pièces décoratives, ça ouvre pas mal de possibilités sans avoir à peindre derrière.
En pratique, les impressions multicolores fonctionnent bien, mais il y a un gros "mais" : ça consomme énormément de filament en purges. À chaque changement de couleur, la machine doit purger pour éviter les mélanges et stabiliser le flux, et tout ça part en déchets. Un utilisateur le dit clairement : c’est sympa, mais ça gâche trop de matière, au point qu’il conseille d’utiliser les quatre ports plutôt pour charger quatre types de filaments différents et de n’en utiliser qu’un par impression. Si tu es un peu sensible au gaspillage ou que tu n’as pas envie de remplir un carton de morceaux inutiles, ça peut vite te refroidir.
Côté logiciel, le slicer Elegoo gère le multicolore, mais il n’est pas encore aussi fluide et optimisé que certains concurrents. L’interface est utilisable, mais on sent que ce n’est pas encore ultra optimisé pour réduire les purges et affiner les transitions. Tu peux sortir de beaux prints, mais tu n’as pas la sensation d’un système hyper mature qui a déjà plusieurs générations de recul. Il faut parfois bricoler un peu tes profils et accepter que ce n’est pas toujours plug-and-play, surtout sur des modèles complexes.
En résumé, le multicolore sur la Centauri Carbon 2, c’est plutôt fun pour tester et pour quelques projets ciblés, mais je ne m’en servirais pas tous les jours. Entre la consommation de filament, le temps de print qui augmente, et la mécanique qui travaille plus, ça devient vite un luxe. Pour moi, le vrai intérêt de ces quatre entrées, c’est surtout d’avoir plusieurs matériaux prêts à être utilisés, et de garder le multicolore pour quelques impressions ponctuelles où ça apporte vraiment quelque chose.
Points Forts
- Très bonne qualité d’impression dès la sortie de boîte, avec peu de réglages nécessaires
- Châssis fermé et CoreXY rigide, idéal pour l’ABS/ASA et les impressions rapides
- Système de calibration automatique et interface claire, prise en main assez simple
Points Faibles
- Disponibilité des pièces détachées (hotend notamment) encore compliquée, ce qui peut bloquer la machine
- Impression multicolore très gourmande en filament et logiciel encore perfectible
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, l’ELEGOO Centauri Carbon 2 Combo est une bonne imprimante 3D pour qui sait ce qu’il achète. Elle imprime bien, vite, avec une vraie stabilité grâce au CoreXY et au caisson fermé. Pour le PLA, le PETG et surtout l’ABS/ASA, elle fait clairement mieux qu’une machine ouverte basique. La mise en route est simple, la première prise en main ne demande pas d’être ingénieur, et le système de calibration automatique enlève pas mal de galères qu’on avait il y a quelques années.
Par contre, ce n’est pas la solution magique pour tout le monde. Le multicolore est amusant mais très gourmand en filament, le slicer Elegoo doit encore évoluer, la connexion réseau n’est pas toujours fiable, et surtout la disponibilité des pièces de rechange (hotends notamment) est un vrai point faible pour l’instant. Tant que tout va bien, tu es content. Le jour où un composant critique lâche, tu peux vite te retrouver bloqué.
Pour moi, c’est une bonne option si tu veux une machine fermée, rapide, orientée matériaux un peu plus techniques, et que tu es prêt à accepter quelques imperfections d’écosystème en échange d’un prix intéressant. Si tu veux une expérience ultra lissée, avec un SAV béton et un écosystème logiciel très mature, tu ferais mieux de regarder du côté de Bambu ou d’autres marques plus installées, quitte à payer un peu plus. La Centauri Carbon 2, c’est une imprimante qui fait bien le job au quotidien, mais qui n’est pas encore au niveau des références du marché sur tout ce qui tourne autour de la machine.