Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant si vous exploitez vraiment le volume
Design : massif, pratique sur certains points, perfectible sur d’autres
Durabilité et fiabilité : premières impressions, avec quelques réserves
Performance : ça imprime gros, propre, mais pas magique non plus
Présentation : ce qu’on achète vraiment avec ce combo
Effectiveness : la combo imprimante + Wash & Cure fait-elle vraiment gagner du temps ?
Points Forts
- Très grand volume d’impression (298x164x300 mm) pratique pour cosplay, gros décors et pièces longues
- Wash & Cure 3 Plus avec gros volume de lavage (7,6 L) et grande zone de durcissement, bien adaptée aux pièces volumineuses
- Qualité d’impression propre et régulière, avec une bonne uniformité de la lumière et peu de lignes visibles sur la plupart des pièces
Points Faibles
- Encombrement important et besoin d’un vrai espace dédié (bruit, odeurs, accessoires)
- Consommation plus élevée en résine et en liquide de nettoyage, ce qui augmente le coût d’usage sur le long terme
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | ANYCUBIC |
Une grosse machine résine qui change le quotidien… et l’atelier
J’ai utilisé la Photon Mono M7 Max avec la Wash & Cure 3 Plus pendant une grosse quinzaine de jours, en gros 2-3 prints par jour. Je venais d’une petite résine 6 pouces (type Mars/Sonic mini), donc là je suis passé d’une Clio à un monospace. Le premier truc qui m’a marqué, c’est la taille de l’ensemble. Sur le papier on le sait, mais une fois posé sur le bureau, ça prend vraiment de la place. Si vous avez un petit coin bricolage, il faut clairement mesurer avant.
Concrètement, j’ai sorti des pièces de cosplay, des gros décors pour wargame et quelques pièces techniques pour la maison. Le but pour moi c’était de voir si le grand volume et la station de nettoyage/durcissement valaient le coup par rapport à une petite machine + nettoyage à la main. Globalement, ça fait le job et ça simplifie beaucoup la partie post-traitement, mais tout n’est pas parfait et il y a quelques points qui m’ont un peu gavé.
La promesse de base : gros volume (298x164x300 mm), écran 7K, vitesse annoncée jusqu’à 60 mm/h et une Wash & Cure 3 Plus avec plus de capacité que la version précédente. Sur le terrain, la plupart de ces points sont tenus, mais il faut rester réaliste : la vitesse dépend beaucoup de vos réglages et de la résine, et le grand volume amène aussi son lot de contraintes (consommation de résine, support, temps de post-traitement).
En résumé pour cette intro : si vous cherchez une première imprimante résine “pour voir”, c’est probablement trop gros et trop cher pour débuter tranquille. Par contre, si vous en avez déjà une petite, que vous commencez à être limité par la taille et que vous êtes prêt à gérer plus de bruit, plus d’odeur et plus de logistique, cette combo M7 Max + Wash & Cure 3 Plus devient intéressante. Je vais rentrer dans le détail point par point, sans langue de bois.
Rapport qualité-prix : intéressant si vous exploitez vraiment le volume
Sur le rapport qualité-prix, il faut être honnête : on n’est pas sur une petite machine d’entrée de gamme. Entre la Photon Mono M7 Max et la Wash & Cure 3 Plus, on parle d’un budget déjà sérieux pour du hobby. La question, c’est : est-ce que ça vaut le coup par rapport à une solution type imprimante moyenne taille + petite station de lavage ? Pour moi, la réponse dépend surtout de ce que vous imprimez et à quel rythme.
Si vous faites :
- Beaucoup de figurines ou de petites pièces.
- Des prints occasionnels.
- Peu de pièces au volume max du plateau.
Dans ce cas, une machine type 8-9 pouces avec une station Wash & Cure classique suffira largement, et vous économiserez pas mal d’argent, de résine et de place. Par contre, si vous êtes du genre à faire :
- Des gros éléments de cosplay (casques, armures, props).
- Des décors de jeux en grande série.
- Des pièces techniques longues ou larges difficiles à caser sur une petite machine.
Là, la M7 Max commence à être rentable, parce que vous évitez la galère de découper vos modèles en 15 morceaux et d’assembler derrière. Et la Wash & Cure 3 Plus suit le rythme en permettant de laver et durcir des pièces volumineuses d’un coup. On gagne du temps, et le résultat final est souvent plus propre (moins de joints, moins de collage).
Il faut aussi compter les coûts cachés : plus de résine par print, plus d’alcool pour le lavage, plus de consommables (gants, essuie-tout, etc.). Si vous imprimez beaucoup, ça chiffre vite, mais ce n’est pas spécifique à ce modèle, c’est le principe des grosses résines. Donc pour résumer : bon rapport qualité-prix si vous exploitez vraiment le volume et la capacité de la station. Si c’est pour faire du petit print occasionnel, vous payez pour des capacités que vous n’utiliserez jamais.
Design : massif, pratique sur certains points, perfectible sur d’autres
Niveau design, la Photon Mono M7 Max ne fait pas dans la discrétion. C’est un gros bloc avec un couvercle rabattable au lieu du classique capot qu’on enlève complètement. Au début j’étais un peu sceptique, mais en pratique, le couvercle qui se soulève d’une main avec un angle >45° est assez pratique : pas besoin de trouver où poser le capot, et ça prend un peu moins de place en profondeur qu’un capot que tu tires vers toi. Par contre, il faut prévoir de la hauteur au-dessus, sinon ça tape dans l’étagère.
Le plateau est large, avec un système de fixation classique par vis. La mise à niveau se fait sans grosse difficulté, c’est assez standard. Les vis de positionnement sont précises, je n’ai pas eu besoin de re-niveler tous les quatre matins, même après plusieurs gros prints. Ça, c’est un bon point, parce que sur les grandes machines, un plateau mal réglé se voit direct sur des grands modèles (coins qui n’adhèrent pas, etc.).
Sur la Wash & Cure 3 Plus, le design est plutôt simple : un gros bac de 7,6 L, le panier et le support pour accrocher le plateau directement. Le volume plus grand par rapport à l’ancienne version se voit tout de suite. Par contre, qui dit grand bac dit aussi plus de liquide à mettre dedans (alcool isopropylique ou autre), donc il faut prévoir le budget consommable. Le couvercle teinté fait le job pour protéger de la lumière, mais ce n’est pas non plus un coffre-fort : comme d’hab, évitez de la laisser en plein soleil.
Un truc que j’ai moins aimé dans le design, c’est la gestion des câbles et de l’encombrement global. Entre l’imprimante, la station, les bidons de résine, l’alcool, les gants, etc., ça devient vite un coin atelier complet. Si vous aviez l’habitude de poser votre petite résine sur un bureau de PC, là ça devient franchement compliqué. Donc en design global, je dirais : pratique pour l’usage intensif, mais à condition d’avoir un vrai espace dédié. Ce n’est clairement pas pensé pour être rangé après usage.
Durabilité et fiabilité : premières impressions, avec quelques réserves
Niveau durabilité, je ne vais pas raconter des histoires : en deux semaines de test, on ne peut pas juger la longévité d’un écran 7K ou d’un moteur. Par contre, on peut voir comment la machine encaisse des sessions un peu intensives. Sur toute la période, j’ai fait tourner l’imprimante quasiment tous les jours, souvent avec des prints qui utilisaient une bonne partie du volume. Pas de jeu qui apparaît dans l’axe Z, pas de bruit bizarre, pas de problème de plateau qui se desserre. À ce niveau-là, ça semble bien assemblé.
La cuve résine est large et stable, les poignées et les vis tiennent bien. Par contre, comme sur toutes les résines, le film FEP (ou NFEP) finira par s’user, et vu la taille, le remplacement coûtera un peu plus cher qu’une petite machine. Rien de choquant, mais c’est à garder en tête. Idem pour l’écran : plus il est grand, plus il est exposé, donc il faut vraiment éviter les rayures et les coups pendant le nettoyage. J’ai pris l’habitude de protéger la zone dès que je manipule la cuve.
Pour la Wash & Cure 3 Plus, le bac plastique est costaud, mais avec 7,6 L de liquide, ça fait du poids. Quand on le déplace plein, on sent bien la contrainte sur les poignées. Je conseille vraiment de le déplacer le moins possible quand il est rempli. Le système de rotation pour le lavage et les LED pour le durcissement n’ont pas montré de faiblesse sur la période, mais là encore, impossible de dire comment ça tiendra dans un an.
Un point un peu moyen : aucune info claire sur la dispo des pièces détachées dans la fiche. C’est un peu dommage pour une machine de ce calibre. On sait qu’Anycubic propose généralement des écrans et des films en spare, mais ce n’est pas ultra mis en avant ici. Pour quelqu’un qui imprime beaucoup, c’est un critère important. Donc pour l’instant, je dirais : impression de solidité, rien de choquant en usage intensif sur 2 semaines, mais la vraie question se posera sur le long terme, surtout pour l’écran et la station de cure.
Performance : ça imprime gros, propre, mais pas magique non plus
Sur la partie performance, je me suis concentré sur trois trucs : la qualité des détails, la vitesse réelle et la régularité des prints. Pour les tests, j’ai utilisé des résines standards Anycubic et une autre marque que j’utilise d’habitude, avec des hauteurs de couche entre 0,03 et 0,05 mm. Globalement, la qualité est franchement bonne pour du 7K sur cette taille d’écran. Les lignes de couche sont discrètes, surtout avec l’anti-crénelage activé. Sur des bustes et des figurines de 75 mm, on voit bien que la machine suit, même sur les détails fins comme les cheveux ou les textures de cuir.
Sur des pièces plus grandes, type éléments de casque ou gros décors, l’intérêt principal c’est surtout de ne pas avoir à couper en 10 morceaux. J’ai imprimé un gros morceau de décor qui tenait quasiment toute la largeur du plateau : pas de soucis de délaminage, pas de zones sous-exposées sur les bords, ce qui montre que la source lumineuse uniforme fait le taf. Par contre, il faut bien gérer les supports, parce qu’avec ce volume, un échec de print fait mal au moral et au portefeuille en résine.
Pour la vitesse, les 60 mm/h annoncés, je les vois plutôt comme un “maximum théorique”. Sur des prints assez simples avec 0,05 mm de couche, oui, on a des temps raisonnables pour la hauteur. Par rapport à ma petite machine, je dirais que je gagne entre 20 et 40 % de temps sur des pièces comparables, mais pas 200 % comme le marketing laisse entendre. Le temps de chauffe, la mise en place, le remplissage de la cuve (qui est bien plus grande) et le post-traitement viennent s’ajouter, donc au final, c’est plus rapide, mais ce n’est pas la nuit et le jour.
Côté régularité, sur une quinzaine de jours, j’ai eu un seul échec complet, qui venait clairement d’un support mal placé de ma part. Le reste est sorti proprement, sans problème de couches qui sautent ou de shift. L’écran 7K n’a pas montré de signes de galère, mais évidemment, sur si peu de temps, je ne peux pas juger de la longévité. En résumé : niveau performance pure d’impression, c’est solide, surtout si vous exploitez vraiment la surface du plateau. Si c’est pour imprimer des petits trucs de 3 cm au milieu, c’est un peu du gâchis.
Présentation : ce qu’on achète vraiment avec ce combo
Pour résumer simplement, on a d’un côté la Photon Mono M7 Max, grosse imprimante 3D résine avec un écran 13,6" 7K et un volume utile de 298 x 164 x 300 mm. De l’autre côté, la Wash & Cure 3 Plus, qui est une station 2-en-1 pour laver et polymériser les pièces, avec un volume de lavage de 7,6 L et une zone de durcissement annoncée à φ220 x 260 mm. L’idée, c’est de pouvoir gérer des pièces bien plus grandes que sur les petites stations habituelles, ou alors une bonne grappe de miniatures en une seule fois.
Dans la pratique, j’ai réussi à mettre dedans :
- Un demi-casque de cosplay (imprimé en deux parties) pour le lavage, sans le démonter en morceaux ridicules.
- Des plateaux complets de décors 28 mm pour wargame, directement sur le support.
- Plusieurs séries de pièces techniques (supports muraux, caches, etc.) en un seul cycle de lavage + cure.
Niveau specs, Anycubic met en avant la source lumineuse LighTurbo 3.0 avec COB + lentille de Fresnel, angle d’éclairage de 3° et uniformité de plus de 90 %, et aussi une fonction anti-crénelage. En langage concret : ils ont bossé sur l’uniformité de la lumière pour réduire les lignes de couche visibles et les effets d’escalier. Sur les prints que j’ai faits, on voit effectivement une bonne régularité, surtout sur les grandes surfaces planes, mais ça reste de la résine, donc si vous zoomez au microscope, ce n’est pas magique non plus.
La machine annonce aussi une vitesse jusqu’à 60 mm/h grâce à un truc appelé “libération intelligente 2.0” (en gros gestion de la séparation couche/film plus optimisée). Par rapport à mon ancienne machine, oui, j’ai vu une différence, surtout sur des prints de 150-200 mm de haut. Mais ce n’est pas trois fois plus rapide sur tout, il faut être honnête : la préparation, le remplissage de la cuve, la gestion des supports et tout le reste prennent aussi du temps.
Donc, en présentation globale : on est sur un combo pensé pour imprimer gros et souvent, avec une station de post-traitement qui suit derrière. Pas un petit jouet de bureau, mais un outil pour quelqu’un qui imprime régulièrement et qui veut réduire la galère de la phase lavage/durcissement. Si vous êtes dans ce cas-là, ça commence à devenir cohérent.
Effectiveness : la combo imprimante + Wash & Cure fait-elle vraiment gagner du temps ?
Ce qui m’intéressait surtout, c’était de voir si cette combo simplifiait vraiment le flux complet : impression, lavage, durcissement. Parce que oui, imprimer gros c’est bien, mais si derrière vous passez deux heures à nettoyer à la main, l’intérêt baisse vite. Sur ce point, la Wash & Cure 3 Plus apporte un vrai confort, surtout grâce à sa taille. Le fait de pouvoir mettre des pièces volumineuses directement dans le bac, sans devoir bricoler un système de bouteilles ou de tupperwares, ça fait une vraie différence au quotidien.
Sur le lavage, la capacité de 7,6 L permet :
- De laver des pièces longues ou larges sans les incliner dans tous les sens.
- De balancer un plateau complet de petites pièces d’un coup.
- De moins se battre avec le volume du bac quand on imprime sur toute la surface.
Par contre, qui dit gros volume dit aussi plus de produit de nettoyage. On remplit vite plusieurs litres d’alcool, et quand il commence à être saturé, il faut gérer la décantation ou le remplacement. Donc oui, on gagne du temps sur la manipulation, mais on consomme plus de liquide. À prendre en compte dans le budget et l’organisation.
Pour le durcissement, la zone φ220 x 260 mm est suffisante pour la plupart de ce que j’ai imprimé. Les LED couvrent bien la zone, et les pièces sortent uniformément durcies, pas de zones molles sur les bords. Les cycles sont simples à lancer, on choisit le temps, on ferme, et basta. Là où c’est efficace, c’est que l’on peut enchaîner : pendant que la machine imprime la suite, la station s’occupe du lot précédent. Sur une session de plusieurs heures, ça tourne en continu sans trop de prise de tête.
Donc en termes d’efficacité globale, je dirais que oui, la combo fait gagner du temps et réduit la pénibilité, surtout si vous imprimez régulièrement et en volume. Mais il faut accepter la contrepartie : plus de consommables, plus de place prise, et un “atelier” qui tourne presque en permanence. Si vous imprimez juste une figurine par mois, c’est clairement too much. Si vous enchaînez les projets, là ça commence à avoir du sens.
Points Forts
- Très grand volume d’impression (298x164x300 mm) pratique pour cosplay, gros décors et pièces longues
- Wash & Cure 3 Plus avec gros volume de lavage (7,6 L) et grande zone de durcissement, bien adaptée aux pièces volumineuses
- Qualité d’impression propre et régulière, avec une bonne uniformité de la lumière et peu de lignes visibles sur la plupart des pièces
Points Faibles
- Encombrement important et besoin d’un vrai espace dédié (bruit, odeurs, accessoires)
- Consommation plus élevée en résine et en liquide de nettoyage, ce qui augmente le coût d’usage sur le long terme
Conclusion
Note de la rédaction
Après une quinzaine de jours à faire tourner la Photon Mono M7 Max avec la Wash & Cure 3 Plus, mon avis est plutôt positif, mais pas aveugle. La combo fait clairement le job pour ceux qui veulent imprimer gros et souvent. Le volume d’impression est confortable, la qualité est au niveau pour du 7K, et la station de lavage/durcissement suit sans broncher, même sur des pièces volumineuses. On gagne en confort et en temps sur le flux complet impression → nettoyage → cure, à condition d’avoir un coin dédié et d’accepter la hausse de consommation de résine et de produits de nettoyage.
Par contre, ce n’est pas une machine pour tout le monde. Si vous débutez, ou si vous imprimez juste quelques figurines de temps en temps, c’est clairement surdimensionné. L’encombrement est important, le budget aussi, et les consommables suivent la même logique. Il y a mieux adapté et moins cher pour un usage léger. En revanche, pour un maker qui fait du cosplay, des gros décors, ou qui enchaîne les projets en résine, cette config devient intéressante : moins de découpe, moins d’assemblage, plus de productivité. Ça reste du matériel qui demande un minimum de sérieux (ventilation, sécurité, plan de travail), mais dans ce cadre-là, ça fait le taf de manière fiable.