Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : très orienté pros ou gros passionnés
Design : un gros cube noir qui prend de la place mais inspire confiance
Confort d’utilisation : agréable au quotidien, mais pas pour les petits espaces
Matériaux et construction : du métal sérieux, mais peu d’infos sur les pièces
Durabilité et fiabilité : ça semble costaud, mais quelques zones d’ombre
Performance : grosse surface, bonne qualité, mais il faut accepter les longues impressions
Présentation : une CoreXY grand format qui vise les gros projets
Points Forts
- Très grand volume d’impression de 36 x 36 x 36 cm, pratique pour les gros projets en une seule pièce
- Structure métal solide et cinématique CoreXY qui offre une bonne stabilité sur les impressions longues
- Écosystème logiciel connu (PrusaSlicer) et utilisation globalement fiable pour un usage régulier
Points Faibles
- Prix élevé, clairement orienté pros ou gros passionnés plutôt que simple particulier
- Encombrement et poids importants, nécessite beaucoup de place et un support solide
- Manque d’infos claires sur les pièces détachées et les mises à jour logicielles sur la fiche Amazon
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | ORIGINAL PRUSA |
Une machine qui fait envie… jusqu’à ce qu’on voie le prix
J’utilise des imprimantes 3D depuis quelques années, surtout pour du prototypage et quelques pièces fonctionnelles pour le bricolage. Jusqu’ici, je tournais surtout sur une Prusa MK3S+ et une petite CoreXY chinoise. Quand j’ai mis la main sur l’ORIGINAL PRUSA XL semi-assemblée avec 1 tête, c’était clairement pour voir si le passage au gros volume (36 x 36 x 36 cm) valait le coup, ou si c’était juste un délire de geek avec trop de place dans son atelier. Je l’ai utilisée pendant plusieurs semaines, principalement pour des pièces techniques et quelques gros prints décoratifs.
Le contexte : je ne suis pas un fablab, je ne vends pas de prints, mais je fais quand même tourner mes machines plusieurs heures par semaine. Donc je cherchais surtout à savoir si cette XL pouvait remplacer deux ou trois petites machines, et si la fiabilité suivait sur des impressions longues (10 à 30 heures). Sur le papier, le combo CoreXY + marque PRUSA + gros volume est séduisant. En vrai, il y a des points très réussis, et d’autres où on sent que la facture pique un peu pour ce qu’on a.
Je précise aussi que j’ai la version semi-assemblée avec une seule tête. On peut rajouter plus tard d’autres têtes d’impression, mais je n’ai testé que la config de base. Donc pas de multi-matériaux ni de multi-couleurs pour moi, juste du PLA et un peu de PETG, avec des sessions d’impression de 4 à 30 heures. L’imprimante est donnée pour être compatible avec Windows, macOS, Linux, et on reste sur du classique STL, donc rien de surprenant là-dessus.
Dans ce test, je vais rester simple : ce qui va bien, ce qui m’a saoulé, et si, concrètement, je trouve que ça vaut l’investissement pour un particulier ou un petit atelier. C’est une grosse machine, assez lourde (environ 62 livres, donc plus de 28 kg), pas vraiment pensée pour un bureau d’étudiant. On est clairement sur un produit « sérieux », mais ça ne veut pas dire que tout est parfait. Je vais détailler point par point : design, montage, performance, confort d’utilisation, fiabilité, et le rapport qualité-prix qui, honnêtement, va en refroidir plus d’un.
Rapport qualité-prix : très orienté pros ou gros passionnés
On ne va pas tourner autour du pot : l’ORIGINAL PRUSA XL, ce n’est pas une imprimante bon marché. Même si le prix exact peut bouger, on est clairement dans une gamme où un particulier lambda va réfléchir plusieurs fois avant de sortir la carte bleue. Pour moi, le vrai sujet, c’est : est-ce que le combo gros volume + fiabilité + marque connue justifie ce tarif par rapport à des concurrentes plus abordables, notamment des grosses CoreXY chinoises qui commencent à bien se défendre ?
Concrètement, ce qu’on paye ici, c’est : la surface d’impression énorme, la structure sérieuse, l’écosystème logiciel correct, et le fait que ça tourne plutôt bien sans devoir tout modifier soi-même. Si vous faites régulièrement des gros projets, que vous avez besoin de fiabilité sur des impressions de plus de 20 heures, et que vous comptez amortir la machine sur des prestations ou de la production, le prix commence à se défendre. On gagne du temps sur l’assemblage par rapport à un kit intégral, et on évite une partie de la loterie des machines no-name.
Par contre, si vous êtes un particulier qui imprime surtout des petits objets, des figurines ou des pièces de 10 à 15 cm, le rapport qualité-prix devient beaucoup moins intéressant. Une bonne Prusa plus petite ou même une CoreXY milieu de gamme fera largement l’affaire pour beaucoup moins cher. Le gros volume, c’est séduisant, mais ça n’a de sens que si vous l’exploitez vraiment. Sinon, vous payez pour de l’espace qui ne servira presque jamais. Et pour ce prix, on aurait aimé plus de transparence sur les pièces détachées et les mises à jour logicielles côté fiche produit Amazon.
En résumé, je dirais que c’est un bon choix pour un petit atelier, un fablab, ou un gros passionné qui sait pourquoi il veut ce format et cette marque. Pour l’utilisateur moyen qui imprime de temps en temps, c’est clairement overkill, et il y a des solutions bien plus abordables qui feront le job. Le rapport qualité-prix n’est pas mauvais en soi, mais il est ciblé : si vous n’exploitez pas vraiment le volume et la fiabilité sur du long terme, vous payez surtout l’effet "grosse machine".
Design : un gros cube noir qui prend de la place mais inspire confiance
Niveau design, on est sur quelque chose de très massif. Les dimensions annoncées (80 x 90 x 80 cm environ) ne sont pas là pour décorer la fiche produit : il faut vraiment prévoir un gros bureau ou un établi solide. Entre le châssis métal et le reste, on est proche des 30 kg. Perso, j’ai dû réorganiser la moitié de mon coin atelier pour lui faire une place. Ce n’est pas une machine que tu poses dans un salon, sauf si tu acceptes d’avoir un cube noir qui attire tous les regards et qui fait un peu machine de labo.
Le look en lui-même est assez sobre : tout noir, structure métal, pas de LED inutiles ni de fioritures. Ça fait sérieux, un peu industriel. J’aime bien ce côté-là, au moins on n’a pas l’impression d’avoir un gadget. La cinématique CoreXY est bien intégrée, les courroies sont accessibles mais protégées, et les axes ont l’air costauds. On voit que ce n’est pas du cadre en alu extrudé monté à la va-vite comme sur certaines machines low-cost. Ça respire un minimum la stabilité, et ça se ressent ensuite sur les impressions.
Ce qui m’a plu, c’est la manière dont tout est pensé pour les gros prints : le plateau est large, la tête se déplace proprement, et l’interface reste relativement lisible malgré la taille de la bête. Par contre, il faut être honnête : l’encombrement + le poids, c’est vite pénible si vous devez la déplacer ou la sortir de son carton à deux. À l’installation, on sent bien les 62 livres annoncés. Ce n’est pas une machine qu’on déplace tous les quatre matins pour libérer la table.
Un point qui aurait pu être mieux, à mon avis, c’est la gestion de l’intégration dans un environnement « normal ». Il n’y a pas de caisson intégré d’origine (du moins sur ce que j’ai eu), donc pour des matériaux plus sensibles, il faudra bricoler une solution. Et vu la taille du cadre, ça ne sera pas un petit caisson Ikea modifié. Bref, côté design, ça fait sérieux, ça inspire plus confiance qu’une imprimante d’entrée de gamme, mais il faut accepter qu’elle prenne une grosse partie de votre espace et qu’elle ne soit pas très discrète ni facile à planquer.
Confort d’utilisation : agréable au quotidien, mais pas pour les petits espaces
Au quotidien, l’ORIGINAL PRUSA XL est plutôt agréable à utiliser, mais il faut être clair : ce n’est pas une machine « discrète ». Entre la taille et le bruit de fonctionnement, on comprend vite que ce n’est pas fait pour un petit appart. J’ai installé la mienne dans un coin d’atelier, et même là, quand elle tourne à plein régime, on l’entend bien. Ce n’est pas un avion de chasse, mais ce n’est pas silencieux non plus. Pour quelqu’un qui bosse à côté toute la journée, ça peut être un peu fatigant à la longue.
L’interface est dans la lignée des autres Prusa : claire, fonctionnelle, pas forcément la plus moderne du marché, mais on s’y retrouve vite. Les menus pour lancer une impression, calibrer, ajuster des paramètres en cours de route sont assez logiques. J’ai apprécié de pouvoir faire quelques ajustements de température et de débit pendant les premières couches sans galérer dans des sous-menus. Pour quelqu’un qui a déjà utilisé une Prusa avant, ça sera très familier. Pour un débutant complet, il y a une petite courbe d’apprentissage, mais rien d’insurmontable.
Le côté semi-assemblé joue aussi sur le confort : on commence la relation avec la machine en mettant un peu les mains dedans. Perso, je trouve ça positif, parce que quand un truc cloche après, on sait plus facilement où regarder. Par contre, si vous cherchiez une imprimante à brancher et lancer en 10 minutes, ce n’est pas ça. Comptez du temps pour le montage, la calibration, et quelques essais ratés au début, surtout si vous n’avez jamais réglé une grande surface d’impression.
Autre point : l’encombrement complique un peu la gestion autour de la machine. Pour changer de bobine, accéder à certains endroits, ou simplement nettoyer, il faut parfois se contorsionner si vous l’avez coincée dans un coin. Et vu son poids, on évite de la bouger sans arrêt. Bref, niveau confort, c’est agréable pour quelqu’un qui a l’habitude et de la place. Pour un petit bureau ou un usage très occasionnel, ça devient vite lourd, au sens propre comme au figuré.
Matériaux et construction : du métal sérieux, mais peu d’infos sur les pièces
Sur les matériaux, on est principalement sur une structure en métal noir, plutôt rigide. Quand on manipule le châssis, ça ne vrille pas dans tous les sens, et ça donne une sensation de machine faite pour durer un minimum. Par rapport à des imprimantes 3D plus basiques avec des profilés alu vissés un peu à l’arrache, on sent la différence. Les assemblages sont propres, les pièces s’alignent bien lors du montage, et je n’ai pas eu de gros jeu ou de truc bancal à rattraper à la main, ce qui est déjà pas mal pour une machine de cette taille.
Les pièces mobiles (axes, courroies, supports) semblent de qualité correcte. On n’est pas sur du plastique partout, heureusement. Les guidages ont l’air bien dimensionnés pour encaisser les déplacements rapides du CoreXY sur une grande surface. Après plusieurs semaines, je n’ai pas noté de bruit anormal lié à un axe qui prend du jeu ou à une courroie qui se détend d’un coup. J’ai dû faire un petit check de tension, mais rien de dramatique, juste de la maintenance classique.
Par contre, il y a deux trucs qui m’ont un peu gêné. D’abord, sur la fiche produit, aucune info claire sur la disponibilité des pièces détachées. C’est marqué « information indisponible ». Pour une machine de ce prix et de cette taille, c’est un peu moyen. On sait que PRUSA vend en général des pièces, mais sur Amazon, ce n’est pas rassurant pour quelqu’un qui découvre. Ensuite, le plateau et certaines parties sensibles auraient mérité plus de détails techniques dans la description : type de surface, résistance, température max, etc. Là, on doit aller chercher les infos ailleurs.
Globalement, les matériaux utilisés donnent confiance pour un usage régulier, voire intensif, tant qu’on fait un minimum de maintenance. On est loin des châssis tout plastique qui vibrent dès qu’on dépasse 60 mm/s. Mais pour le prix, j’aurais aimé un peu plus de transparence sur les références des composants (drivers, moteurs, type d’axes) et un vrai tableau clair des pièces de rechange disponibles. Pour un particulier qui veut s’assurer de pouvoir réparer lui-même dans 3 ans, c’est un point qui compte.
Durabilité et fiabilité : ça semble costaud, mais quelques zones d’ombre
Sur la durée, je n’ai évidemment pas plusieurs années de recul, mais après plusieurs semaines d’usage régulier, la machine donne une impression de solidité. Le châssis en métal ne bouge pas, les axes restent stables, et je n’ai pas eu de pièces qui se desserrent toutes seules. J’ai enchaîné des impressions longues (plus de 20 heures) sans voir de dérive flagrante sur la qualité. Ça inspire quand même confiance pour la suite, surtout si on fait un minimum de maintenance (nettoyage, vérification des courroies, etc.).
Cependant, il y a un truc qui me dérange un peu : sur la fiche Amazon, la disponibilité des pièces détachées est indiquée comme "information indisponible". Pour une machine de ce prix, ce n’est pas très rassurant pour quelqu’un qui ne connaît pas déjà la marque. En passant par Prusa directement, on sait qu’il y a des pièces, mais pour un acheteur lambda qui ne va pas farfouiller sur d’autres sites, ça manque de clarté. Et pour la durée de vie logicielle, c’est pareil : "mises à jour logicielles garanties jusqu’à : information non disponible". Dommage, parce que le suivi logiciel est aussi important que le matériel.
Dans mon usage, je n’ai pas eu de panne franche, juste quelques petits ajustements à faire : retendre une courroie légèrement, vérifier deux ou trois vis, recalibrer le plateau après avoir déplacé un peu la machine. Rien d’anormal pour une grosse imprimante. Les pièces critiques (têtes, extrudeur, plateau) n’ont pas montré de signe de fatigue prématurée. Je n’ai pas eu de buse bouchée en série ni de capteur qui part en vrille. On reste dans du comportement "normal" pour une machine bien conçue.
En résumé, la durabilité semble au rendez-vous, mais je reste un peu prudent à cause du manque d’infos officielles côté pièces et mises à jour quand on ne sort pas de la fiche Amazon. Pour quelqu’un qui prévoit d’utiliser ça en petite production ou en atelier, je conseillerais clairement de prévoir un budget pièces de rechange et de bien se documenter sur l’écosystème Prusa autour, histoire de ne pas se retrouver bloqué dans deux ans pour un simple composant.
Performance : grosse surface, bonne qualité, mais il faut accepter les longues impressions
Niveau performance, je l’ai surtout testée sur du PLA et un peu de PETG, avec des impressions entre 4 et 30 heures. Le point fort évident, c’est le volume d’impression de 36 x 36 x 36 cm. Concrètement, j’ai pu imprimer d’un seul bloc un gros boîtier pour un projet domotique, alors qu’avant je devais couper en 3 parties sur ma MK3S+. Ça simplifie bien l’assemblage ensuite et ça évite des collages pas toujours propres. Pour les grosses pièces de déco ou de cosplay, c’est pareil : on peut tenter des trucs qu’on ne ferait pas sur une imprimante classique.
En termes de qualité, ça reste dans la lignée de ce que je connais chez Prusa : couches régulières, peu de décalages, peu de warping en PLA. Sur les gros prints, j’ai quand même eu quelques petites marques de vibrations sur des zones très hautes, mais rien de dramatique pour une machine de ce format. On sent que la structure tient bien la route. Les premières couches sont souvent propres, à condition d’avoir bien fait la calibration. Là-dessus, la machine aide, mais il faut quand même prendre le temps de tout régler au début.
Sur la vitesse, il ne faut pas rêver : même avec du CoreXY, quand on imprime des objets énormes, ça prend du temps. J’ai fait quelques tests un peu plus rapides, mais pour garder une bonne qualité, je suis resté sur des vitesses raisonnables, comparables à ma MK3S+. Donc oui, ça peut aller un peu plus vite sur certains mouvements, mais le vrai intérêt, c’est surtout la surface exploitable, pas un boost de vitesse magique. Si vous pensiez gagner un facteur 2 sur tous vos prints, ce n’est pas le cas.
Ce qui m’a vraiment plu, c’est la stabilité sur les longues impressions. J’ai fait une pièce de plus de 24 heures, et elle est sortie sans souci majeur, à part un petit stringing facile à nettoyer. Pas de décalage d’axes, pas de crash en plein milieu. Évidemment, il suffit d’une coupure de courant pour tout flinguer, mais ça, ce n’est pas spécifique à cette machine. Globalement, pour un usage sérieux avec des gros projets, la performance est au niveau attendu. On n’est pas bluffé, mais ça fait le job proprement, ce qui est déjà pas mal pour ce genre de gabarit.
Présentation : une CoreXY grand format qui vise les gros projets
Concrètement, l’ORIGINAL PRUSA XL, c’est une imprimante 3D FDM au format CoreXY avec un volume d’impression annoncé de 36 x 36 x 36 cm. Ça change vraiment la donne par rapport aux machines « standard » autour de 20 x 20 x 20 cm. Là, on peut imprimer des boîtiers entiers, des grosses pièces de cosplay, des éléments de déco ou des pièces fonctionnelles en une seule fois, là où avant je devais découper en 3 ou 4 morceaux. On reste sur de l’extrusion classique (FDM) et du filament type PLA/PETG. La fiche Amazon met en avant le PLA, mais en pratique, c’est du Prusa, donc c’est fait pour tourner avec pas mal de matériaux, même si je n’ai pas poussé sur l’ABS ou le nylon.
La version que j’ai est semi-assemblée. Ça veut dire qu’on n’est pas en mode kit complet comme certaines anciennes Prusa, mais ce n’est pas non plus du plug-and-play. Il y a encore un peu de montage, de vissage et de branchements. Comptez une bonne demi-journée si vous êtes à l’aise, une journée si vous débutez un peu. On est loin des imprimantes « jouets » qu’on déballe et qui tournent en 15 minutes, mais c’est raisonnable pour une machine de ce format. Et surtout, ça permet de comprendre un peu mieux la structure, ce qui aide pour le dépannage plus tard.
Sur la connectique, c’est assez simple : Ethernet pour le réseau, et la compatibilité avec Windows 10/11, macOS, Linux. On reste dans l’écosystème Prusa, donc PrusaSlicer, envoi des fichiers en réseau ou via USB suivant la config. Le support des fichiers STL est basique mais suffisant. Niveau intégration, je n’ai pas eu de souci avec mon PC sous Windows 11 ni avec mon portable sous Linux. Ça se comporte comme une Prusa classique, juste en plus gros.
L’autre point important dans la présentation, c’est le côté évolutif des têtes d’impression. De base, j’ai une seule tête, mais la machine est conçue pour en accueillir plusieurs. Donc, si un jour je veux faire du multi-matériaux ou de la multi-couleur, je peux théoriquement upgrader. Sur le principe, c’est une bonne idée : on ne jette pas tout pour passer à la gamme au-dessus. En pratique, ça veut aussi dire budget supplémentaire plus tard, et il faut être sûr d’en avoir vraiment l’usage. Pour un usage perso, une tête me suffit largement pour l’instant.
Points Forts
- Très grand volume d’impression de 36 x 36 x 36 cm, pratique pour les gros projets en une seule pièce
- Structure métal solide et cinématique CoreXY qui offre une bonne stabilité sur les impressions longues
- Écosystème logiciel connu (PrusaSlicer) et utilisation globalement fiable pour un usage régulier
Points Faibles
- Prix élevé, clairement orienté pros ou gros passionnés plutôt que simple particulier
- Encombrement et poids importants, nécessite beaucoup de place et un support solide
- Manque d’infos claires sur les pièces détachées et les mises à jour logicielles sur la fiche Amazon
Conclusion
Note de la rédaction
Après plusieurs semaines avec l’ORIGINAL PRUSA XL, mon avis est assez simple : c’est une grosse machine sérieuse, pensée pour des gros projets et un usage régulier. Le châssis en métal, la cinématique CoreXY et le volume de 36 x 36 x 36 cm permettent de faire des choses qu’on ne tente pas sur une imprimante classique. Les longues impressions passent plutôt bien, la qualité est au niveau attendu, et on sent qu’elle a été pensée pour tourner souvent, pas juste pour faire une petite figurine tous les deux mois.
Par contre, il faut être honnête : entre la taille, le poids et le prix, ce n’est clairement pas une imprimante pour tout le monde. Si vous êtes un particulier avec peu de place, ou que vous imprimez surtout des petites pièces, ça ne vaut pas le coup de mettre autant. Une machine plus compacte fera largement l’affaire. La fiche Amazon manque aussi de transparence sur les pièces détachées et les mises à jour, ce qui peut refroidir quelqu’un qui ne connaît pas déjà l’écosystème Prusa.
Pour moi, cette XL s’adresse surtout à : des petits pros, fablabs, écoles techniques ou gros hobbyistes qui veulent un gros volume fiable sans passer leur vie à bricoler du matériel bas de gamme. Si vous rentrez dans ce profil, vous pouvez y trouver votre compte, même si c’est un investissement. Si vous cherchez juste à découvrir l’impression 3D ou à faire quelques prints de temps en temps, passez votre chemin : c’est trop gros, trop cher, et ce serait un peu comme acheter un camion pour faire ses courses une fois par semaine.