Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : très solide, mais pas sans risques
Design : une petite box bien pensée, avec deux-trois détails qui coincent
Confort d’utilisation : pensée pour qu’on ne reste pas collé à côté
Matériaux et construction : ça respire la solidité, avec quelques inconnues
Packaging et mise en route : du vrai plug and play (ou presque)
Performance : rapide, propre, mais les 600 mm/s restent théoriques
Présentation : ce que propose vraiment la QIDI Q2
Points Forts
- Machine vraiment proche du plug and play : auto-nivellement fiable, profils prêts à l’emploi, première impression réussie sans prise de tête
- Équipement très complet pour le prix : CoreXY, chambre chauffée, buse 370 °C, filtration 3-en-1, Klipper, caméra intégrée
- Bonnes performances d’impression (qualité et vitesse) avec un caisson fermé et une structure solide
Points Faibles
- Quelques défauts de conception (tube PTFE qui frotte avec le capot entrouvert) nécessitant des pièces imprimées maison
- Flou sur la disponibilité des pièces détachées et un avis négatif sur le SAV qui peut refroidir pour un usage long terme
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | QIDI TECH |
Une CoreXY fermée « prête à tout »… sur le papier
Je vois souvent passer des imprimantes 3D « prêtes à l’emploi » qui, en vrai, demandent deux week-ends de réglages. Avec la QIDI Q2, l’idée est clairement de proposer une machine fermée, rapide, avec chambre chauffée et capable de gérer des filaments techniques, sans passer sa vie à bricoler. Sur le papier : 600 mm/s, buse 370 °C, chambre 65 °C, CoreXY, Klipper, caméra, filtration, et plus tard un module multi-couleurs (QIDI Box). J’ai abordé ça avec méfiance, parce que ce genre de fiche technique est souvent un peu optimiste.
Concrètement, je l’ai utilisée comme un utilisateur lambda : sortie de carton, montage de base, installation du slicer Qidi Studio, connexion Wi-Fi, et c’est parti. Pas de tuning compliqué, pas de changement de firmware. J’ai surtout imprimé du PLA et du PETG, quelques tests plus rapides, plus quelques pièces fonctionnelles pour la maison. Pas de torture-test industriel, mais une utilisation « réaliste » d’un particulier qui veut une bonne machine de bureau.
Ce qui ressort assez vite, c’est que la Q2 mise vraiment sur le côté « tu lances et tu reviens plus tard ». Auto-nivellement, purge auto, IA qui surveille, reprise après coupure, capteur de fin de filament… On sent que QIDI essaye de gommer les petits tracas classiques (première couche ratée, manque de filament, etc.). Après quelques impressions, je me suis surpris à ne presque plus rester à côté au démarrage, ce qui n’est pas mon réflexe d’habitude.
Par contre, tout n’est pas parfait. Il y a quelques choix de conception un peu limites (le tube PTFE qui frotte quand on entrouvre le capot, par exemple), et la question du SAV n’est pas ultra claire quand on lit certains avis. En gros, la Q2 donne l’impression d’une machine très aboutie pour le prix, mais avec deux-trois angles morts qu’il faut connaître avant d’acheter.
Rapport qualité-prix : très solide, mais pas sans risques
Sur le rapport qualité-prix, la QIDI Q2 se place plutôt bien. Pour une machine fermée, CoreXY, avec chambre chauffée, buse 370 °C, filtration 3-en-1, Klipper, caméra, auto-nivellement et future compatibilité multi-couleurs, il faudrait souvent mettre beaucoup plus chez d’autres marques. Plusieurs utilisateurs le disent clairement : pour avoir l’équivalent ailleurs (chambre chauffée + hotend haute température + multi-matériaux), il faut souvent compter le double. Donc sur le papier, c’est un bon deal pour quelqu’un qui veut plus qu’une simple imprimante PLA ouverte.
Après, il faut être honnête : tout le monde n’a pas besoin de tout ça. Si tu comptes imprimer uniquement du PLA à vitesse modérée, une bonne machine plus simple (type Bambu A1 ou une Prusa d’occasion) peut suffire, et tu ne profiteras pas vraiment de la chambre chauffée ou de la buse à 370 °C. Là où la Q2 devient intéressante, c’est si tu veux une machine évolutive : aujourd’hui PLA/PETG, demain ABS/PA/PC, et plus tard éventuellement multi-couleurs avec le QIDI Box. Dans ce cas, le prix devient plus facile à justifier.
Les 4,4/5 de moyenne sur Amazon, avec une majorité de 5 étoiles et quelques avis très positifs sur le support, vont aussi dans le bon sens. Mais il y a ce fameux avis 1 étoile « PAS DE SAV – buse cassée en utilisation normale » qui vient refroidir un peu. Ça montre que tout n’est pas parfait niveau suivi. Et la fiche Amazon indique « pièces détachées : information indisponible », ce qui n’aide pas à se projeter sur plusieurs années d’utilisation sans stress.
En résumé, si tu es prêt à accepter un petit risque sur la disponibilité des pièces, et que tu veux une machine assez complète, prête à l’emploi, capable de monter en gamme de matériaux, la Q2 offre un bon rapport qualité-prix. Si tu veux du très long terme ultra sécurisé, avec pièces dispo partout et énorme communauté, des marques plus établies comme Prusa ou Bambu resteront plus rassurantes, mais pas au même tarif pour un niveau d’équipement équivalent.
Design : une petite box bien pensée, avec deux-trois détails qui coincent
Niveau design, la QIDI Q2 fait assez sérieux. C’est un caisson compact (environ 40 x 44 x 49 cm) avec parois métalliques et porte en verre. Sur un bureau, ça fait « machine de bureau » plus que bricolage, ce qui est plutôt agréable si tu bosses à côté. Le caisson fermé aide pour le bruit, les odeurs et la stabilité thermique. L’écran déporté, orientable, avec le port USB en façade, c’est un détail mais en utilisation quotidienne c’est très pratique : pas besoin de se contorsionner derrière la machine pour brancher une clé ou lire ce qui s’affiche.
Un truc que j’ai bien aimé, c’est la vitre du dessus qui coulisse vers l’arrière pour entrouvrir le caisson quand tu imprimes du PLA. Ça évite de devoir complètement enlever le capot et le poser quelque part. C’est tout bête, mais on voit que quelqu’un a déjà galéré avec des caissons fermés. Dans le même style, le support de bobine peut être décalé sur le côté avec un adaptateur fourni, ce qui est pratique si tu dois coller la machine contre un mur.
Par contre, il y a un vrai défaut de conception autour du tube PTFE : quand tu laisses le capot entrouvert comme recommandé pour certains filaments, le tube vient frotter sur les vis de la poignée de la vitre du dessus. À la longue, ça risque de l’abîmer. QIDI fournit des fichiers pour imprimer une réhausse qui corrige ça, mais honnêtement, ça aurait pu être réglé en usine avec un caisson un poil plus haut. Ce n’est pas dramatique, mais c’est le genre de détail qui fait un peu tâche sur une machine pensée pour être « sans prise de tête ».
Globalement, le design reste cohérent : tout est intégré, ça ne fait pas usine à gaz de câbles, et l’accès au plateau est correct. La caméra et l’éclairage LED intégrés sont bien positionnés pour suivre l’impression. On est plus proche d’une machine « appliance » que d’un kit à tuner. Si tu aimes démonter et modifier partout, tu vas trouver ça un peu fermé. Si tu veux juste poser, brancher, lancer, le design va dans ce sens-là.
Confort d’utilisation : pensée pour qu’on ne reste pas collé à côté
Le gros point fort de la QIDI Q2, pour moi, c’est le confort d’utilisation au quotidien. Une fois que tu as fait le premier démarrage (très guidé via l’écran), tu te retrouves avec une machine que tu peux vraiment laisser tourner sans la surveiller en permanence. L’auto-nivellement avec la buse, la purge et le nettoyage automatique avant chaque impression, la détection de fin de filament, la reprise après coupure, plus l’IA qui t’alerte en cas de souci, tout ça réduit pas mal le stress de la première couche ou du print long qui dure 12 heures.
La caméra intégrée avec éclairage LED est un vrai plus si tu bosses dans une autre pièce : tu peux jeter un œil depuis ton PC ou ton smartphone, et couper l’impression si tu vois un gros spaghetti. Ce n’est pas nouveau dans le monde de l’impression 3D, mais le fait que ce soit intégré proprement, sans bricolage de Raspberry Pi, c’est appréciable. La connexion Wi-Fi ou Ethernet permet aussi d’envoyer les jobs directement depuis Qidi Studio ou OrcaSlicer, donc plus besoin de jongler avec les clés USB si tu n’en as pas envie.
Niveau bruit, ce n’est pas une machine silencieuse au point de dormir à côté, mais pour une CoreXY rapide dans un caisson, c’est plutôt contenu. Plusieurs retours notent qu’elle est « assez silencieuse » par rapport à ce qu’ils connaissent. Le caisson fermé aide clairement, et les ventilateurs ne hurlent pas non plus. Pour un bureau ou un atelier, ça passe bien. Dans un salon très calme, tu vas l’entendre, mais ce n’est pas une turbine.
Il y a quand même quelques petits irritants : le leveling complet du plateau à chaque print allonge le temps avant le démarrage, et le coup du tube PTFE qui frotte quand on entrouvre le capot reste un défaut gênant tant qu’on n’a pas imprimé la pièce de correction. Mais globalement, sur le confort, la Q2 coche beaucoup de cases : configuration simple, profils prêts à l’emploi, suivi à distance, et peu de réglages obligatoires pour sortir de bonnes pièces.
Matériaux et construction : ça respire la solidité, avec quelques inconnues
Sur la construction, la QIDI Q2 donne une impression de machine assez robuste. Le châssis est en métal, les parois aussi, et la porte est en verre. On est loin du cadre alu ouvert type imprimante « budget ». Ça se sent au poids (environ 18 kg) et à la rigidité générale : quand ça bouge à 200+ mm/s, ça ne vibre pas dans tous les sens. Les rails linéaires et la structure CoreXY en métal jouent aussi dans cette impression de sérieux. Pour une machine qui veut tourner vite et gérer des matériaux exigeants, c’est un bon point.
QIDI a aussi revu l’axe X par rapport à leurs anciens modèles : au lieu de deux tiges avec paliers bronze-graphite, on a maintenant un rail unique. L’idée est de limiter l’usure et les jeux qui finissent par créer du ghosting, du VFA ou du Z-banding. Sur le long terme, ça devrait mieux tenir les vitesses élevées. Côté hotend, la buse bi-métal haute température permet de monter à 370 °C, ce qui ouvre la porte aux filaments techniques. Reste la question des pièces détachées : sur la fiche Amazon, c’est « information indisponible », ce qui n’est pas très rassurant si tu veux planifier sur plusieurs années.
Le plateau PEI flexible aimanté est un classique maintenant, mais ça reste un bon choix : l’adhérence est correcte pour le PLA/PETG avec les bons réglages, et tu peux simplement plier la plaque pour décoller les pièces. La chambre chauffée PTC de deuxième génération, donnée pour 65 °C, est aussi un plus pour tout ce qui est ABS/ASA/PA. Pour quelqu’un qui veut sortir des pièces fonctionnelles un peu sérieuses, ça compte.
Le gros bémol matériel que j’ai relevé, c’est la buse cassée signalée dans un avis 1 étoile, avec mention « pas de SAV ». Difficile de dire si c’est un cas isolé ou un vrai problème de stock de pièces, mais quand tu as une buse spéciale haute température, tu as envie d’être sûr de pouvoir la remplacer facilement. QIDI a la réputation d’avoir un support réactif (plusieurs avis remercient le support, notamment « Charlie »), donc c’est un peu contradictoire. À voir selon ton niveau de tolérance au risque : si tu es bricoleur, tu trouveras toujours une solution. Si tu veux du zéro souci, c’est un point à garder en tête.
Packaging et mise en route : du vrai plug and play (ou presque)
Sur le packaging, la QIDI Q2 est clairement au-dessus de la moyenne. Plusieurs avis parlent du « meilleur packaging » qu’ils aient vu, et ça se ressent : mousse partout, machine bien calée, accessoires rangés proprement. Tu sens que tu peux confier ça à un transporteur sans trop flipper. Quand tu ouvres, tu n’as pas l’impression d’un puzzle géant à assembler. L’écran est séparé, mais à installer c’est juste une fiche à brancher et le glisser dans son emplacement.
La notice est fournie en français, ce qui est loin d’être systématique sur ce type de produit. Surtout, les étapes de mise en service sont guidées directement sur l’écran de l’imprimante : calibration initiale, vérification des mouvements, etc. Pour quelqu’un qui n’a jamais touché une imprimante 3D, c’est rassurant. Tu suis les écrans, tu n’es pas obligé d’aller fouiller sur des forums pour comprendre comment régler ton Z-offset ou lancer un premier test.
Côté accessoires, tu as l’outillage de base (clés Allen, graisse, etc.), quelques bricoles utiles, et même un adaptateur pour décaler la bobine de filament sur le côté. C’est le genre de petit plus qui montre qu’ils ont réfléchi à l’usage réel (machine contre un mur, accès à l’arrière compliqué). Il n’y a pas de grosse surprise dans la boîte, mais tout ce qu’il faut pour démarrer sans devoir commander des trucs en plus.
En pratique, la première impression se fait très vite : tu installes Qidi Studio sur ton PC, tu connectes l’imprimante au Wi-Fi, tu entres son IP dans le slicer, et tu peux déjà lancer le Benchy préconfiguré. Les retours vont tous dans le même sens : le premier print sort bien sans avoir à toucher aux réglages. Pour quelqu’un qui a déjà connu les premières heures douloureuses sur une machine type Creality non réglée, ça change la vie. On est vraiment dans l’esprit « tu déballe, tu suis les étapes, tu imprimes ».
Performance : rapide, propre, mais les 600 mm/s restent théoriques
Côté performance, la QIDI Q2 s’en sort franchement bien pour une machine fermée prête à l’emploi. Les benchy et pièces de test sortent propres dès le début, sans avoir à toucher aux profils par défaut dans Qidi Studio. Les users mentionnent un état de surface très propre, peu de ghosting, et c’est cohérent avec ce qu’on peut attendre d’un CoreXY avec rails linéaires et courroie 1.5GT bien tendue. La première couche est très régulière grâce au nivellement auto avec la buse qui sert de sonde. Tu n’as pas à jouer au jeu du Z-offset à la main, ce qui, pour un débutant, enlève un gros frein.
Sur la vitesse, oui, la machine peut aller très vite, mais les 600 mm/s, comme d’habitude, c’est surtout pour la fiche technique. En impression « réaliste » avec une qualité correcte, tu seras plus bas, mais déjà largement au-dessus d’une CR-10 ou d’une Ender de base. Un utilisateur venant d’une CR-10 V3 parle d’une vitesse d’impression « époustouflante » en comparaison, et ça ne m’étonne pas, surtout avec Klipper bien configuré d’origine. L’avantage, c’est que tu n’as pas à te plonger dans les macros Klipper pour avoir un truc stable.
La buse haute température (370 °C) et la chambre à 65 °C ouvrent la porte à des filaments techniques : ABS, ASA, PA, PC, voire composites. Les retours Amazon parlent surtout de PLA / PETG pour l’instant, mais la machine est clairement dimensionnée pour aller plus loin. Par contre, si tu veux vraiment exploiter ça, il faudra accepter un peu de réglages et de tests de profils, ce n’est pas magique non plus. Le bon point, c’est que Qidi Studio propose des profils assez détaillés pour leurs propres filaments, avec des infos mécaniques utiles.
Le seul point un peu agaçant côté performance, c’est le bed leveling qui scanne tout le plateau avant chaque impression. C’est sécurisant, mais ça rallonge un peu le temps avant que l’impression commence, surtout pour des petites pièces. Avec Klipper, on pourrait ne sonder que la zone utile, mais d’origine ce n’est pas le cas. Ce n’est pas bloquant, juste un petit côté « sur-sécurisé » qui ralentit un peu le lancement.
Présentation : ce que propose vraiment la QIDI Q2
La QIDI Q2, c’est une imprimante 3D FDM au format moyen : volume de 270 x 270 x 256 mm, structure CoreXY entièrement fermée, rails linéaires, chambre chauffée à 65 °C, buse pouvant monter à 370 °C, le tout dans un caisson métal/verre. Elle tourne sous Klipper, avec un écran déporté orientable qui sert aussi de hub (port USB en façade), et une connexion réseau (Wi-Fi / Ethernet) pour piloter l’imprimante depuis un PC ou un smartphone. Elle est livrée déjà montée, il faut juste installer l’écran, enlever les mousses et suivre l’assistant de démarrage.
Sur la partie « confort », on a auto-nivellement avec la buse qui sert de sonde, détection de fin de filament, reprise après coupure de courant, IA caméra pour surveiller les impressions, et un système de filtration 3-en-1 (pré-filtre G3 + HEPA H12 + charbon actif) pour limiter les odeurs et particules. Le plateau est une plaque PEI flexible aimantée, ce qui simplifie le décollage des pièces. Niveau matériaux, elle est censée gérer PLA, ABS, PETG, TPU, PA, PC et même des composites chargés fibre de carbone/verre.
Gros point marketing : la compatibilité avec le QIDI Box, un module externe prévu pour la multi-couleur/multi-matériaux jusqu’à 16 couleurs, avec séchage intégré des filaments. Pour l’instant, c’est surtout une promesse (le module arrive plus tard), mais la Q2 est déjà prête pour ça. L’idée, c’est que tu n’aies pas besoin de changer d’imprimante si tu veux te mettre au multi-couleur dans quelques mois.
En pratique, la Q2 vise assez large : débutants qui veulent une machine « qui marche » sans bidouille, makers qui veulent du rapide et du propre, et gens qui veulent tester des filaments plus exigeants que le simple PLA. Par contre, si tu cherches un gros volume type 300+ mm dans tous les sens, ou une machine totalement ouverte et modifiable dans tous les sens, ce n’est clairement pas le même délire.
Points Forts
- Machine vraiment proche du plug and play : auto-nivellement fiable, profils prêts à l’emploi, première impression réussie sans prise de tête
- Équipement très complet pour le prix : CoreXY, chambre chauffée, buse 370 °C, filtration 3-en-1, Klipper, caméra intégrée
- Bonnes performances d’impression (qualité et vitesse) avec un caisson fermé et une structure solide
Points Faibles
- Quelques défauts de conception (tube PTFE qui frotte avec le capot entrouvert) nécessitant des pièces imprimées maison
- Flou sur la disponibilité des pièces détachées et un avis négatif sur le SAV qui peut refroidir pour un usage long terme
Conclusion
Note de la rédaction
Globalement, la QIDI Q2 m’a laissé une impression plutôt positive. C’est une machine qui vise juste : caisson fermé, CoreXY, Klipper, chambre chauffée, buse haute température, auto-nivellement fiable, caméra, filtration… et surtout un vrai côté « je lance et je reviens plus tard ». Pour un utilisateur lambda qui ne veut pas passer ses soirées à régler son imprimante, c’est appréciable. Les impressions sortent propres dès le départ, la vitesse est largement suffisante, et le confort d’utilisation (écran orientable, Wi-Fi, suivi à distance) est bien pensé.
Ce n’est pas parfait pour autant. Il y a quelques détails de design un peu ratés (tube PTFE qui frotte sur le capot entrouvert), un leveling un peu long avant chaque print, et surtout un flou sur les pièces détachées et le SAV quand on lit certains avis. Si tu veux une machine ultra documentée avec des pièces dispo partout, ce n’est peut-être pas le meilleur choix. Par contre, si tu cherches une imprimante 3D fermée, assez compacte, capable de gérer des filaments techniques et prête pour du multi-couleurs plus tard, la Q2 fait le job avec un bon rapport équipement/prix.
En gros : je la recommande aux débutants motivés qui veulent quelque chose de sérieux dès le départ, et aux makers qui veulent une machine « boîte fermée » pour imprimer vite et propre sans trop bricoler. Si tu es du genre à tout modifier toi-même ou à vouloir une machine ultra standardisée niveau pièces, tu seras peut-être plus à l’aise sur une autre plateforme.