Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : bon plan si tu sais ce que tu fais
Design et connectique : bien pensé mais pas pour les pressés
Fiabilité et durabilité : ça tient la route, mais attention aux manips
Performances et qualité d’impression : ça change la vie d’une vieille machine
Présentation du kit : ce qu’on reçoit vraiment
Efficacité au quotidien : ce que ça change vraiment quand tu imprimes souvent
Points Forts
- Carte 32 bits + TMC2209 très silencieux, gros gain par rapport aux cartes 8 bits d’origine
- Écran TFT35 pratique avec double mode (tactile et Marlin), plus confortable au quotidien
- Beaucoup de possibilités d’évolution (BLTouch, capteur filament, double Z, etc.) pour un prix raisonnable
Points Faibles
- Installation et configuration loin d’être plug and play, demande du temps et des connaissances de base
- Documentation officielle pas assez claire, il faut souvent se reposer sur des tutos et forums
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | BIGTREETECH Direct |
Pourquoi j’ai changé de carte mère sur mon imprimante 3D
Je me suis décidé à tester ce kit BIGTREETECH SKR V1.4 Turbo + écran TFT35 + drivers TMC2209 parce que ma vieille carte 8 bits commençait à me saouler. Bruyante, limitée en options, et surtout galère dès que je voulais activer des fonctions un peu avancées dans Marlin. Concrètement, je voulais : moins de bruit, plus de marge pour activer des options comme le BLTouch, le linear advance, et arrêter de jongler avec la mémoire flash comme sur les cartes d’origine type Anet ou Creality. Sur le papier, ce kit cochait tout ça.
Je l’ai monté sur une base type Anet A8 modifiée puis testé aussi sur une machine proche d’une Ender 3, histoire de voir si ça restait cohérent dans les deux cas. Je ne suis pas électronicien, juste un bricoleur qui imprime depuis quelques années. Donc mon avis, c’est vraiment en mode utilisateur qui galère parfois, pas en mode ingénieur qui fait des schémas parfaits. J’ai pris le temps de flasher Marlin 2.x, câbler proprement, activer les TMC2209 en UART, bref, pas juste brancher et prier.
Ce qui m’a frappé assez vite, c’est que ce kit n’est clairement pas « plug and play » pour un débutant complet. Ça se monte, oui, mais il faut lire, chercher des tutos, et accepter d’y passer une soirée ou deux. Par contre, une fois que c’est en place, on sent bien le gap par rapport aux cartes 8 bits d’origine : interface plus agréable, moteurs bien plus silencieux, et plein d’options possibles pour la suite (BLTouch, capteurs, double Z, etc.).
Dans ce test, je vais rester simple : je vais parler de ce que j’ai vu concrètement en termes de design, d’installation, de performance, de bruit et de fiabilité, sans blabla marketing. Il y a des bons points, il y a des trucs un peu pénibles, et clairement ce kit ne s’adresse pas à tout le monde. Mais si tu envisages de moderniser une vieille machine ou de sauver une carte cramée, ça peut valoir le coup de regarder ça de près.
Rapport qualité-prix : bon plan si tu sais ce que tu fais
En termes de rapport qualité-prix, ce kit est plutôt bien placé. Pour le prix, tu as une carte 32 bits, un écran tactile correct et cinq drivers TMC2209. Si tu achetais tout séparément, tu ne serais pas forcément très loin, mais là au moins tu sais que tout est compatible et prévu pour fonctionner ensemble. Pour une upgrade complète d’une vieille machine (Anet A8, Ender 3 première génération, etc.), ça fait une base solide sans exploser le budget.
Maintenant, il faut être lucide : le prix est intéressant si tu es prêt à investir du temps. Ce n’est pas un kit de mise à niveau genre « deux vis et c’est bon ». Entre le câblage, la configuration Marlin, les tests et les ajustements, tu peux facilement y passer une soirée ou un week-end si tu découvres. Si tu comptes ton temps comme de l’argent et que tu n’aimes pas ça, le rapport qualité-prix devient tout de suite moins bon, et il vaut peut-être mieux une imprimante plus récente déjà bien équipée.
Comparé à d’autres cartes 32 bits du marché, la SKR V1.4 Turbo reste une valeur sûre dans le milieu des makers. Ce n’est pas la toute dernière génération, mais elle est bien documentée par la communauté, et beaucoup de profils Marlin existent déjà. C’est un point à prendre en compte : moins tu passes de temps à deviner les bons paramètres, plus le kit « vaut le coup ». Pour quelqu’un qui a déjà un peu touché à Marlin, c’est clairement intéressant.
Au final, je dirais que le rapport qualité-prix est franchement pas mal pour quelqu’un qui veut prolonger la vie d’une machine existante ou repartir sur une base propre sans acheter une nouvelle imprimante. Par contre, si tu es totalement débutant et que tu n’aimes pas bidouiller, tu risques de trouver ça cher pour un truc qui te demandera de l’aide sur les forums. Ça reste un bon kit, mais clairement orienté vers ceux qui aiment mettre les mains dans la config et le câblage.
Design et connectique : bien pensé mais pas pour les pressés
Sur le design pur de la carte SKR V1.4 Turbo, rien à dire de choquant. Le format est proche des cartes type Creality/Anet, donc ça rentre assez bien dans la plupart des boîtiers, parfois avec un support imprimé en plus. Les borniers à vis sont corrects, les connecteurs pour les moteurs, les endstops, le lit chauffant, tout est bien étiqueté. Visuellement, ça inspire plutôt confiance, on n’est pas sur un truc cheap sans sérigraphie.
Ce que j’ai bien aimé, c’est la quantité de connecteurs disponibles : plusieurs sorties ventilateurs, prise dédiée BLTouch, port pour écran classique, port pour écran TFT, port USB, lecteur SD sur la carte, etc. Si tu veux rajouter un capteur de filament ou un deuxième Z, tu as de la marge. On sent que la carte est pensée pour les gens qui aiment bricoler et faire évoluer leur machine. À l’inverse, ça peut faire un peu peur quand tu découvres tout ça d’un coup sans schéma clair.
L’écran TFT35 est plutôt propre. Taille correcte, lisible, l’interface est simple même si ce n’est pas le truc le plus joli du monde. Il peut se monter en façade à la place d’un écran standard, mais il faut parfois imprimer un nouveau support. Le côté double mode (tactile / Marlin) est pratique : si le firmware TFT bug un jour, tu peux toujours basculer en mode Marlin pour garder le contrôle de la machine.
Le petit reproche que j’ai, c’est sur certains détails : par exemple, la gestion de StallGuard sur les TMC2209 n’est pas super bien expliquée, et certains finissent par retirer un pin des drivers pour désactiver la fonction proprement. Ce n’est pas dramatique, mais ça montre que le design est pensé pour des gens qui n’ont pas peur de sortir la pince et le fer à souder. Globalement, le design est bon, mais ce n’est pas un produit « grand public » : il faut aimer mettre les mains dedans.
Fiabilité et durabilité : ça tient la route, mais attention aux manips
Niveau durabilité, après plusieurs semaines d’utilisation, la carte et les drivers n’ont pas montré de signe de faiblesse chez moi. Les températures restent raisonnables, surtout si tu as un minimum de ventilation dans le boîtier. Les TMC2209 chauffent un peu quand tu montes le courant, mais rien d’anormal tant que tu respectes les valeurs recommandées et que tu ne les enfermes pas dans une boîte sans air. L’écran TFT35 n’a pas bronché non plus, pas de freeze particulier en usage normal.
Par contre, on voit dans les retours utilisateurs que tout n’est pas parfait. Certains parlent de soucis d’USB qui marche une fois sur deux, ou de carte qui se comporte bizarrement après un flash raté ou une carte SD mal gérée. Ça, c’est typiquement le genre de truc qui peut arriver si tu retires la carte SD pendant un accès, ou si tu formates n’importe comment. Ce n’est pas forcément un défaut matériel pur, mais ça montre que la carte n’est pas ultra tolérante aux mauvaises manips.
Le point positif, c’est que BIGTREETECH a quand même une communauté assez active. On trouve pas mal de cas similaires sur les forums, et souvent des solutions ou des contournements. Mais il faut accepter de mettre un peu les mains dans le cambouis : reflasher le bootloader, tester une autre carte SD, vérifier les soudures, etc. On n’est pas sur un produit « idiot proof » qui pardonne toutes les erreurs.
Globalement, si tu câbles proprement, que tu ventiles un minimum et que tu ne joues pas au bourrin avec l’USB et la SD, la carte a l’air de tenir dans le temps. Ce n’est pas la plus chère du marché, mais elle donne une impression de sérieux correcte. Je ne dirais pas que c’est indestructible, clairement pas, mais pour une imprimante 3D perso qui tourne régulièrement, ça me semble suffisant. Juste, garde en tête que le principal risque vient souvent de l’utilisateur et des bidouilles firmware, plus que du hardware lui-même.
Performances et qualité d’impression : ça change la vie d’une vieille machine
Niveau performances, le passage à cette carte 32 bits avec TMC2209, ça se sent tout de suite. Sur ma base type Anet A8, j’ai gagné en fluidité dans les mouvements et en régularité sur les couches. Les drivers TMC2209 sont beaucoup plus silencieux que les drivers d’origine, et on entend surtout les ventilateurs et le bruit mécanique de la machine. Pour une imprimante qui tournait comme un aspirateur avant, la différence est nette.
En impression pure, après avoir bien configuré Marlin (steps/mm, courants moteurs, accélérations, jerk, etc.), j’ai obtenu des pièces plus propres, surtout sur les courbes et les petits détails. Les moteurs chauffent moins qu’avec certains drivers d’entrée de gamme, et je n’ai pas eu de pertes de pas une fois les courants ajustés. Le 32 bits permet aussi de garder pas mal d’options activées sans que la machine rame, ce qui est agréable si tu veux le BLTouch, le mesh bed leveling, et quelques fonctions de confort.
Sur une machine type Ender 3/Vyper, même constat : la carte encaisse bien, les mouvements sont plus doux, et le bruit baisse franchement. Ce n’est pas magique, ça ne va pas corriger un châssis mal monté ou des poulies foireuses, mais sur une base correcte, ça tire bien parti du potentiel de la machine. Les vitesses d’impression que j’utilise sont les mêmes qu’avant (50–70 mm/s la plupart du temps), mais la régularité des murs et des remplissages est meilleure.
Le seul truc qui peut plomber l’expérience, c’est si tu te rates sur la config Marlin ou sur les branchements. Par exemple, un mauvais courant moteur peut donner des claquements ou des sauts de pas et tu vas croire que la carte est nulle, alors que c’est juste un réglage. Idem pour l’USB : certains ont des soucis après un flash raté ou une carte SD mal gérée. Donc en résumé : niveau performance, ça fait clairement le job et même plus, mais il faut prendre le temps de bien régler. Pour quelqu’un qui vient d’une carte 8 bits stock, le gain est franchement appréciable.
Présentation du kit : ce qu’on reçoit vraiment
Le kit en lui-même est assez complet : une carte mère SKR V1.4 Turbo (32 bits), un écran tactile TFT35 V3.0 et cinq drivers TMC2209 V1.2. Concrètement, avec ça tu peux remplacer quasiment tout le cerveau d’une imprimante 3D type Anet, Creality, Artillery, etc., tant que tu es prêt à adapter un peu le câblage. La carte supporte pas mal de trucs modernes : drivers en UART, capteur de fin de filament, BLTouch, double Z, ventilateurs pilotés, etc. C’est une base assez sérieuse pour une machine « hobby ».
Les TMC2209, c’est vraiment le point clé du kit. Ce sont des drivers silencieux, avec gestion du courant, UART, et des fonctions comme le StallGuard (détection de perte de pas). Dans la pratique, tout le monde ne va pas utiliser StallGuard, et on voit d’ailleurs dans les retours qu’il y a des bidouilles à faire si tu veux le désactiver proprement. Perso, je les ai surtout pris pour le silence et la qualité des mouvements, pas pour les fonctions avancées.
L’écran TFT35, c’est un gros plus si tu viens d’un petit écran 12864 tout basique. Tu as un mode tactile « moderne » et un mode émulation Marlin, donc tu peux garder les menus classiques si tu préfères. La navigation est plus agréable, et pour régler les steps/mm, lancer un PID, gérer la carte SD, c’est plus confortable. Rien de révolutionnaire, mais au quotidien c’est appréciable.
En résumé, sur le papier, le kit est bien pensé : tout ce qu’il faut pour passer ton imprimante dans le monde 32 bits silencieux. Par contre, il faut être clair : ce n’est pas un pack « je branche et ça marche tout seul ». Il manque une vraie doc simple en français, et il faut accepter de fouiller GitHub, des tutos YouTube et les forums pour s’en sortir proprement. Si tu sais déjà un minimum ce qu’est Marlin et un pinout de carte mère, tu t’y retrouveras. Sinon, tu risques de ramer un peu au début.
Efficacité au quotidien : ce que ça change vraiment quand tu imprimes souvent
Au quotidien, ce kit change surtout deux choses : le confort d’utilisation et la possibilité de faire évoluer ta machine sans te battre avec les limites de la carte. L’écran TFT35 rend les réglages plus simples, surtout quand tu veux ajuster des paramètres à la volée, lancer des impressions depuis la carte SD, ou juste voir clairement les températures et les vitesses. Ce n’est pas révolutionnaire, mais quand tu imprimes plusieurs fois par semaine, tu apprécies de ne pas te battre avec un vieux menu 12864 tout moche.
La carte SKR V1.4 Turbo, elle, fait surtout la différence sur la stabilité et la marge de manœuvre. Tu peux activer des fonctions comme l’auto bed leveling, les sauvegardes d’EEPROM, les menus avancés, sans te prendre des erreurs de mémoire ou des bugs bizarres. J’ai pu ajouter un BLTouch, un capteur de fin de filament et garder un firmware propre, là où sur ma vieille carte 8 bits je devais désactiver des options pour que ça tienne. Pour un usage « maker » qui aime tester des trucs, c’est clairement un plus.
Par contre, il faut être honnête : l’efficacité globale dépend beaucoup de ta capacité à configurer le firmware. Le produit ne vient pas avec une doc ultra claire étape par étape. Tu dois souvent aller chercher des exemples de configuration Marlin sur GitHub, suivre des tutos vidéo, et adapter à ta machine. Si tu n’aimes pas ce côté bidouille, tu risques de trouver ça lourd. Quand tu prends le coup, par contre, la machine devient plus fiable et plus agréable.
En termes de temps perdu/temps gagné, la première installation m’a pris une bonne soirée (entre câblage, flash du firmware, tests, corrections). Mais une fois passé ce cap, j’ai gagné en sérénité : moins de bugs, moins de bruit, plus de contrôle sur les paramètres. Donc en efficacité pure, je dirais que c’est très bon pour quelqu’un qui imprime régulièrement et qui veut une base solide pour bricoler. Pour quelqu’un qui veut juste appuyer sur « print » sans se poser de questions, ce n’est pas forcément la meilleure option.
Points Forts
- Carte 32 bits + TMC2209 très silencieux, gros gain par rapport aux cartes 8 bits d’origine
- Écran TFT35 pratique avec double mode (tactile et Marlin), plus confortable au quotidien
- Beaucoup de possibilités d’évolution (BLTouch, capteur filament, double Z, etc.) pour un prix raisonnable
Points Faibles
- Installation et configuration loin d’être plug and play, demande du temps et des connaissances de base
- Documentation officielle pas assez claire, il faut souvent se reposer sur des tutos et forums
Conclusion
Note de la rédaction
Globalement, ce kit BIGTREETECH SKR V1.4 Turbo + TFT35 + TMC2209 fait le job et apporte un vrai coup de jeune à une imprimante 3D un peu dépassée. On gagne en silence, en confort d’utilisation et en possibilités de réglages. La qualité d’impression peut clairement monter d’un cran si ta mécanique suit. Par contre, il ne faut pas se mentir : ce n’est pas un produit pour quelqu’un qui veut juste brancher et imprimer sans se poser de questions. Il faut aimer mettre les mains dans Marlin, suivre quelques tutos et accepter les petites galères de départ.
Pour moi, ce kit est surtout intéressant pour trois profils : ceux qui ont une carte d’origine cramée ou douteuse, ceux qui ont une vieille machine 8 bits et qui veulent l’upgrader plutôt que racheter une imprimante, et ceux qui aiment bricoler et tester des fonctions avancées (BLTouch, capteur de filament, etc.). Si tu te reconnais là-dedans, le rapport qualité-prix est bon et tu devrais en être content une fois la phase d’installation passée. Si au contraire tu es totalement allergique aux configs firmware et au câblage, tu ferais mieux de regarder une imprimante récente déjà bien équipée.